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Le sous-marin Triomphant aurait des dégâts importants

Nouvelobs.com

jeudi 19 février 2009, sélectionné par Spyworld

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Le journal Ouest-France affirme que la collision entre le sous-marin français et un autre sous-marin britannique aurait fait des dommages plus importants qu’annoncés. La Marine indique de son côté que des évaluations sont "en cours".

La Marine a assuré jeudi 19 février que l’évaluation des dégâts sur le sous-marin nucléaire Le Triomphant après sa collision avec un autre sous-marin britannique était "en cours", après que le quotidien Ouest-France a assuré que les dégâts étaient plus importants qu’annoncés.

"Il y a des investigations en cours sur les conséquences de cet événement", a répondu lors du point de presse hebdomadaire de la Défense le capitaine de vaisseau Jérôme Erulin, chef du Sirpa Marine. Il a redit que le "dôme sonar" du SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d’engins), situé à l’avant du bâtiment, avait été endommagé, comme l’avait déjà annoncé la Marine début février en annonçant un incident sur le Triomphant.

Accident rarissime

Mais selon Ouest-France jeudi, qui ne cite pas de source, la collision a endommagé le dôme protégeant le sonar du Triomphant, le kiosque du sous-marin et sa barre de plongée (aileron horizontal servant à modifier la profondeur d’immersion) tribord.

Du coup, les réparations pourraient être plus longues que prévu, selon le journal.

"On est dans une phase d’enquête et d’évaluation. Les conclusions sont une phase ultérieure", a déclaré le capitaine de vaisseau Erulin.

Après cet accident rarissime, la Marine n’avait fixé aucune échéance pour les réparations, se bornant à indiquer qu’elles pourraient durer plusieurs mois.

Le journal affirme que les dégâts subis par Le Triomphant n’ont pas encore pu être expertisés précisément car toutes les cales sèches de l’Ile Longue, base des SNLE français près de Brest (Finistère), sont actuellement occupées.

Contact bref

Alors que Ouest-France s’interroge sur la capacité pour la France d’assurer la "permanence à la mer" des SNLE (au moins un bâtiment en patrouille en permanence), une des composantes de la dissuasion nucléaire, le capitaine de vaisseau Erulin a assuré que la "mission de dissuasion n’est pas remise en cause".

"La capacité d’avoir au moins un bateau à la mer est assurée", selon lui.

La France dispose actuellement de trois SNLE -Triomphant inclus- en attendant la livraison fin 2010 du Terrible, quatrième bâtiment de nouvelle génération qui doit compléter l’arsenal nucléaire français.

Les marines française et britannique avaient annoncé lundi que Le Triomphant et le HMS Vanguard, étaient "entrés en contact brièvement" début février alors qu’ils naviguaient à grande profondeur dans l’Atlantique nord.

La collision n’a fait aucun blessé et Paris comme Londres ont assuré que l’incident n’avait pas mis en danger la sécurité nucléaire, réacteurs de propulsion ou armements.

La Marine avait annoncé le 6 février que le Triomphant avait heurté en plongée un "objet immergé", mais avait pu regagner la base de l’Ile Longue par ses propres moyens. Elle avait alors assuré privilégier l’hypothèse d’une collision avec un conteneur en train de couler.


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