lundi 18 décembre 2017

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Toulon : La base des sous-marins nucléaires d’attaque reste ici

Christelle Lefebvre, Varmatin.com

dimanche 22 février 2009, sélectionné par Spyworld

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L’énigmatique « on réfléchit » d’Hervé Morin appartient désormais au passé. Le ministre de la Défense a rendu sa décision hier : Toulon reste le port d’attache des six sous-marins nucléaires d’attaque (SNA). Le premier Barracuda construit à Cherbourg arrivera bien en rade en 2017. L’agglomération était en balance avec Brest qui accueille les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Depuis plusieurs années, les rumeurs de remontée des SNA allaient bon train et tout écho autour du sujet provoquait un mini raz-de-marée. La décision du ministère rend le sourire à l’État-major varois.

1 200 employés concernés

Hubert Falco, qui affirme avoir « pesé de tout son poids pour défendre la position stratégique de Toulon », se réjouit « d’un choix qui pérennise les postes de sous-mariniers dans le premier port de Méditerranée ». L’escadrille reste en place, les familles avec.

Cela conforte aussi les équipes de DCNS et d’Areva. L’entretien des six sous-marins nucléaires d’attaque représente un gros tiers du plan de charge de DCNS. Sur les 1 800 employés, les deux-tiers touchent de près ou de loin aux SNA. Cet entretien a un impact fondamental sur la santé économique de l’établissement toulonnais. Tout comme sur celle des dizaines de sous-traitants que DCNS fait travailler, Areva en étant un des principaux.

Une continuité

Le maintien des SNA à Toulon est encore, selon la préfecture maritime, une bonne nouvelle d’un point de vue opérationnel : « Nos militaires restent plus près de la zone d’action en Méditerranée. Ils seront plus rapidement sur les théâtres d’opération que s’ils étaient partis à Brest, commente-t-on en son sein. D’un point de vue stratégique, c’est important. » Au-delà de la politique et d’une réaffirmation de la position tactique de Toulon dans le bassin méditerranéen, des éléments militaient en faveur de la ville du secrétaire d’État chargé de l’application de la nouvelle carte militaire. D’un point de vue industriel, le chantier des SNA est plus intégré à Toulon qu’à Brest. Économiquement parlant, il est globalement aussi intéressant de laisser les SNA à Toulon que de les ramener à Brest. La somme mène Toulon à franchir la ligne d’arrivée en premier.


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