mercredi 13 décembre 2017

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Prisons secrètes de la CIA : La Commission de Bruxelles appelle les gouvernements d’Europe orientale à la transparence

AP

vendredi 4 novembre 2005, sélectionné par Spyworld

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La Commission européenne a annoncé vendredi qu’elle encouragerait les gouvernements de l’Europe orientale, ceux des Etats-membres tout comme ceux qui aspirent à entrer dans l’UE, à commenter publiquement les informations sur l’existence dans la région de prisons secrètes où la CIA américaine interrogerait des suspects de terrorisme. La commission veut obtenir des commentaires des pays qui n’ont pas encore démenti l’existence de ces centres de détentions, "afin d’obtenir autant de transparence et de clarté que possible", a précisé le porte-parole de la Commission Friso Roscam Abbing.

Après les informations publiées mercredi dans les colonnes du "Washington Post", selon lesquelles la CIA interrogerait certains des membres présumés d’Al-Qaïda les plus importants dans des prisons datant de l’URSS, dix pays ont à ce jour démenti l’existence d’un tel centre sur leur territoire.

La Commission avait auparavant fait savoir qu’elle mènerait une enquête informelle, réclamant des réponses des Etats-membres, ainsi que des pays aspirant à l’adhésion, Roumanie, Bulgarie, Croatie et Turquie.

Jeudi à New York, l’organisation de défense des droits de l’homme avait dit avoir des preuves que la CIA avait transporté vers la Pologne et la Roumanie des terroristes présumés capturés en Afghanistan.

Les deux pays en question ont vigoureusement démenti l’existence de centres de détention secrets sur leur territoire.

"Il est évident que nous considérerons comme véridiques les déclarations de ces pays. Ce n’est que si nous recevons des preuves indiquant le contraire que nous déciderons d’éventuelles futures mesures à prendre en matière de contact des autorités", a ajouté le porte-parole.

Des responsables polonais ont en revanche confirmé qu’en 2003, un avion mystérieux s’était bien posé sur l’aéroport de Szczytno-Szymany, montré du doigt par Human Rights Watch comme étant un site de transfert de l CIA pour des détenus d’Al-Qaïda. Mais ils ont dit ne pas en savoir plus. Sept personnes détentrices de passeports américains sont arrivées à bord de ce vol et y ont fait monter cinq autres personnes, selon le porte-parole des garde-frontières, le commandant Roman Krzeminski. Les Polonais ne savent pas d’où venait l’avion ni pour où il est reparti.

En Roumanie des responsables de l’aviation civile et de l’armée ont de leur côté démenti les affirmations de Human Rights Watch selon lesquelles la base aérienne de Mihail Kogalniceanu, près de la mer Noire, aurait également été utilisée comme centre de détention par la CIA. Selon Mark Garlasco, analyste militaire chez Human Rights Watch, un des vols CIA de septembre 2003 s’est rendu de Washington à Kaboul, à Kaboul, via Ruzyne (République tchèque) et Tachkent (Ouzbékistan). Puis il serait reparti d’Afghanistan pour l’aéroport de Szczytno-Szymany, continuant sur la base de Mihail Kogalniceanu, puis l’aéroport de Salé, au Maroc, terminant son périple sur la base navale américaine de Guantanamo, à Cuba.


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