jeudi 19 octobre 2017

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Défense : la Région épaulée

Bernard Broustet, SudOuest.com

vendredi 27 février 2009, sélectionné par Spyworld

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François Lureau, ancien patron de la Délégation générale à l’armement (DGA), va donner un coup de main au Conseil régional d’Aquitaine. Ce Girondin, qui a exercé ces fonctions jusqu’à l’an dernier, s’est vu confier, pour six mois, par Alain Rousset une mission de conseil stratégique afin d’aider à la mise en oeuvre d’un plan Défense aquitain. Il ne s’agit évidemment pas pour la Région d’influer sur la politique de défense nationale mais de faire en sorte qu’elle bénéficie au maximum des retombées économiques de ce secteur, qui pèse déjà très lourd.

Panoplie à compléter

Selon le Conseil régional, 37 000 emplois dépendent directement de l’armée et des industries militaires. Sur ce dernier plan, l’Aquitaine occupe le troisième rang français du fait de la présence sur son sol de plusieurs centres d’essais de la Délégation générale à l’armement ainsi que des entreprises liées à la production des missiles balistiques (Snecma EADS-Astrium) ou au secteur aéronautique (Dassault, Thales, Turbomeca, etc.).

L’Aquitaine ne désespère pas de compléter cette panoplie, en accueillant le Simmad (structure in-tégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques), qui est, en quelque sorte, le maître d’ouvrage public de la maintenance des avions et des hélicoptères de l’armée. Le Livre blanc de la défense prévoit la fermeture du centre francilien de Brétigny, où est installé cet organisme employant près de 800 personnes. L’agglomération bordelaise - qui accueille plusieurs établissements publics et privés de maintenance (AIA, Sabena Technics) et où l’armée de l’air est très présente - constituerait un point de chute pertinent pour cette structure. Mais il semble que le scénario d’un éclatement géographique ne soit pas à exclure.

Impact négatif

Le Livre blanc de la défense, qui fixe les grandes orientations de la politique militaire pour les années à venir, n’aura pas, quoi qu’il arrive, seulement des impacts positifs pour l’Aquitaine. Il devrait se traduire, entre autres, à terme, selon la Région, par la suppression de quelque 110 postes au centre d’essais CAEPE (missiles) de Saint-Médard-en-Jalles (33), et d’une centaine au centre d’essais en vol de Cazaux (33). Si le Rafale ne se vend pas à l’export, sa production risque d’être ralentie tandis que le plan de charge des entreprises développant des missiles balistiques pourrait baisser dans la prochaine décennie. Mais la présence du CEA et du futur laser Mégajoule constitue un gros atout pour l’économie de la région, dont le plan Défense, vise, notamment, à favoriser les compétences aquitaines dans le domaine des drones (avions sans pilote) et à faciliter les transferts de technologie réciproques entre le civil et le militaire.


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