samedi 16 décembre 2017

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La Corée du Nord prévoit de lancer un satellite en avril

J.C., le Figaro avec AFP et AP

jeudi 12 mars 2009, sélectionné par Spyworld

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Les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud redoutent que ce lancement ne soit en réalité un nouvel essai de missile à longue portée.

La Corée du Nord en parlait depuis plusieurs semaines, mais le scénario d’un lancement de « satellite » semble se préciser. Jeudi, Pyongyang a affirmé avoir informé des organismes internationaux de transport du lancement prochain d’un tel satellite « de télécommunications ».

L’agence officielle du régime, KCNA, ne précise pas la date à laquelle ces institutions ont été informées, ni la date du tir. Mais, selon le ministère sud-coréen des Transports, il pourrait avoir lieu entre le 4 et le 8 avril. Le 15 avril, date de l’anniversaire du fondateur de la Corée du Nord, Kim Il-sung, serait également envisagée.

Mais les spéculations vont bon train sur la nature exacte de cette fusée nord-coréenne. Les trois pays redoutent en effet que le régime communiste, doté de l’arme nucléaire, ne procède en réalité à un nouvel essai de missile longue portée, dans la mesure où il existe peu de différences techniques entre le lancement d’un satellite et un essai de missile balistique. Ces derniers temps, Washington, Séoul et Tokyo ont adjuré Pyongyang de renoncer à ce projet, qui pourrait aller à l’encontre d’une résolution du Conseil de sécurité de 2006 l’interdisant de toute activité de missile balistique.

Menaces d’une « guerre »

À l’été 1998, la dictature communiste avait provoqué une crise internationale, en tirant « un engin lanceur de satellite ». Il s’était en réalité révélé être un missile longue portée Taepodong-qui avait survolé une partie du Japon avant de s’abîmer dans l’océan Pacifique.

L’affaire est d’autant plus inquiétante qu’il y a trois jours, un porte-parole de l’état-major nord-coréen a déclaré qu’une destruction de ce « satellite destiné à un usage pacifique voudra précisément dire la « guerre ». Une réponse directe aux menaces du Japon, qui s’est dit prêt à abattre tout lanceur nord-coréen qui serait dirigé vers l’archipel.

Plus modérée, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a également déclaré mercredi que « diverses d’options » pourraient être envisagées si la Corée du Nord effectue des essais de missiles balistiques à longue portée, comme de nouvelles sanctions à l’Onu ou un renforcement des mesures existantes. Les Américains pourraient aussi suspendre l’aide promise aux Nord-Coréens dans le cadre de l’accord de démantèlement de leur programme nucléaire militaire.

Depuis août 2003, la Corée du Nord est engagée dans de laborieuses négociations à six (deux Corées, Etats-Unis, Japon, Chine et Russie) en vue d’un démantèlement de ses installations atomiques en échange d’une aide économique et de garanties de sécurité.


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