dimanche 22 octobre 2017

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Madagascar : L’ex-ministre de la Défense retourne au gouvernement

RFI

jeudi 12 mars 2009, sélectionné par Spyworld

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Le ministre malgache de la Défense, le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo, qui avait annoncé mardi sa démission est revenu sur sa décision pour, dit-il, « préserver l’armée ». Il l’a indiqué, ce jeudi à l’AFP, après avoir participé à un conseil des ministres. Plusieurs centaines de partisans de l’opposant malgache Andry Rajoelina se sont, par ailleurs, rassemblés, à la mi-journée, à Antananarivo devant le bâtiment abritant le bureau du président Marc Ravalomanana.

La décision du vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo de reprendre son poste de ministre de la Défense, intervient, alors qu’après l’armée, une partie des officiers et sous-officiers de gendarmerie ont basculé du côté des soldats mutinés depuis dimanche dernier.

Hier mercredi à Fort Duchesne, l’un des camps de gendarmerie les plus importants de Antananarivo, les gendarmes ont dénoncé l’illégalité des opérations de maintien de l’ordre qui ont conduit à tuer des manifestants pendant la crise de ces dernières semaines. Tout comme les militaires hier, les gendarmes, aujourd’hui, ne veulent pas être considérés par les populations comme des tueurs. C’est désormais le colonel Bruno qui dirige les gendarmes de Fort Duchesne.

« Nous avons décidé cette action, c’est pour redorer le blason de la gendarmerie, explique le colonel Bruno. Notre rôle, c’est de protéger les biens et les personnes. Je coordonne les actions ici des officiers, sous-officiers qui sont venus volontairement rejoindre notre position. Parce que notre position, c’est d’être vraiment tout à fait d’accord avec notre confrère de l’armée. Presque tous les gendarmes ont leurs convictions, mais il y en a qui sont ambivalents, timides pour prendre position. »

Pour l’instant, il est difficile d’évaluer l’ampleur du ralliement des gendarmes aux soldats du camp mutinés de Capsat. Ce jeudi, le patron de la gendarmerie, le général Pily, s’est contenté de déclarer que les forces armées sont « apolitiques et ne doivent donc pas s’imniscer dans les affaires politiques », ajoutant « travailler avec l’armée et la police nationale pour rétablir l’ordre à Madagascar ».

Mercredi, l’armée malgache a remplacé son chef d’état-major nommé par le président et annulé son ultimatum de 72 heures fixé la veille aux « décideurs politiques » pour régler la crise majeure secouant le pays. Les assises nationales qui devaient débuter ce jeudi à Antananarivo pour mettre fin aux troubles ont, elles, été reportées sine die après le refus de l’opposant Andry Rajoelina, en conflit ouvert avec le président Marc Ravalomanana, d’y participer.


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