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ABM/START : Moscou et Washington pourraient trouver un terrain d’entente (diplomatie russe)

RIA Novosti

jeudi 19 mars 2009, sélectionné par Spyworld

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Moscou et Washington pourraient s’entendre tant sur les problèmes de défense antimissile que sur le traité START, a déclaré jeudi le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères (MID) Andreï Nesterenko.

"Potentiellement, nous avons toutes les chances de nous entendre sur les problèmes d’ABM. Nous considérons les projets unilatéraux de l’ancienne administration Bush afin d’installer des bases ABM en Europe comme une menace contre nos forces stratégiques. Aussi serons-nous contraints à tenir compte desdites bases dans notre politique défensive. Notre réaction n’a rien d’une phobie, elle est le résultat d’une simple analyse technique et militaire", a souligné le diplomate.

Et d’ajouter qu’en raison de leur unilatéralité, ces projets présentent une menace tant pour les relations bilatérales entre Washington et Moscou que pour la sécurité internationale dans son ensemble.

Washington envisage de déployer en Europe des éléments de son bouclier antimissile pour parer à d’éventuelles attaques venant d’Iran ou de Corée du Nord. Il compte ainsi installer un radar en République tchèque et dix missiles intercepteurs en Pologne. Moscou, se sentant menacé, a exprimé à plusieurs reprises son hostilité envers ce projet malgré les tentatives américaines visant à rassurer la Russie. Le président russe Dmitri Medvedev n’a pas exclu le déploiement de missiles Iskander à Kaliningrad, aux frontières de la Pologne.

Le nouveau président américain Barack Obama a indiqué qu’il soutiendrait le projet développé par l’administration de son prédécesseur George W. Bush s’il s’avérait "technologiquement adapté" et "financièrement supportable".

Début mars, la presse américaine a rapporté que M.Obama avait envoyé une lettre secrète au président russe Dmitri Medvedev dans laquelle il se disait prêt à renoncer au déploiement de l’ABM en Europe en échange de l’aide de la Russie dans le règlement du problème nucléaire iranien.

Prague et Washington ont signé en 2008 deux accords en vue de l’installation en République tchèque d’un radar couplé à dix intercepteurs de missiles en Pologne.

Le traité START actuel expire le 5 décembre 2009. Signé le 31 juillet 1991, il engageait chacune des parties à limiter à 6.000 unités le nombre d’ogives nucléaires et à 1.600 celui des vecteurs. Il prévoyait aussi des inspections réciproques des sites utilisés pour le stockage et la destruction des armes, des échanges d’informations et la destruction des armes périmées. La Russie et les États-Unis possèdent 90% de l’arsenal nucléaire mondial.


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