samedi 21 octobre 2017

Accueil du site > Défense > International > Démission du premier ministre tchèque : un "coup mortel" pour l’ABM (...)

Démission du premier ministre tchèque : un "coup mortel" pour l’ABM en Europe (Rogozine)

RIA Novosti

mercredi 25 mars 2009, sélectionné par Spyworld

logo

La chute du cabinet de Mirek Topolanek en République tchèque a porté un "coup mortel" aux projets de déploiement d’éléments du bouclier antimissile US dans ce pays, a estimé mercredi à la radio RSN le délégué permanent russe auprès de l’OTAN Dmitri Rogozine.

"Désormais les chances de former un nouveau gouvernement tchèque sont du côté des forces qui sont traditionnellement mieux disposées envers la Russie que l’équipe du premier ministre déchu", a estimé M.Rogozine.

Mardi, le parlement tchèque a voté la motion de censure au gouvernement Topolanek. L’opposition qui l’a proposée accuse le cabinet de passivité face à la crise économique mondiale.

Par ailleurs, l’opposition diverge radicalement d’avec le cabinet déchu sur une éventuelle installation du radar ABM américain sur le territoire tchèque.

"En ce qui nous concerne, et avant tout sur le plan de la paix et de la sécurité en Europe, on a lieu de constater qu’un coup mortel a été porté aux projets d’installation de la troisième zone de positionnement de l’ABM des Etats-Unis sur les territoires tchèque et polonais... Personne ne risquera désormais de soumettre à la ratification du parlement tchèque l’accord de déploiement du radar US", a souligné l’ambassadeur russe auprès de l’OTAN.

Washington envisage de déployer en Europe des éléments de son bouclier antimissile pour parer à d’éventuelles attaques venant d’Iran ou de Corée du Nord. Il compte ainsi installer un radar en République tchèque et dix missiles intercepteurs en Pologne. Moscou, se sentant menacé, a exprimé à plusieurs reprises son hostilité envers ce projet malgré les tentatives américaines visant à rassurer la Russie. Le président russe Dmitri Medvedev n’a pas exclu le déploiement de missiles Iskander à Kaliningrad, aux frontières de la Pologne.

Le nouveau président américain Barack Obama a indiqué qu’il soutiendrait le projet développé par l’administration de son prédécesseur George W. Bush s’il s’avérait "technologiquement adapté" et "financièrement supportable".

Début mars, la presse américaine a rapporté que M.Obama avait envoyé une lettre secrète au président russe Dmitri Medvedev dans laquelle il se disait prêt à renoncer au déploiement de l’ABM en Europe en échange de l’aide de la Russie dans le règlement du problème nucléaire iranien.

Prague et Washington ont signé en 2008 deux accords en vue de l’installation en République tchèque d’un radar couplé à dix intercepteurs de missiles en Pologne.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :