mardi 12 décembre 2017

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Ecoutes de l’Elysée : Prouteau accuse la DST

Nouvelobs.com

mercredi 15 décembre 2004, sélectionné par Spyworld

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Le tribunal a évoqué mercredi les archives cachées de l’ancien patron de la cellule. Pour ce dernier, il s’agit d’une "manipulation" de la DST.

Le tribunal correctionnel de Paris a évoqué mercredi 15 décembre au procès des écoutes de l’Elysée l’étonnante découverte des archives cachées de Christian Prouteau, l’ancien patron de la cellule élyséenne, en 1997 dans un garage des Yvelines. Le 18 février 1997, la DST informe le parquet général de Versailles que "selon des informations qui (lui) sont parvenues" des documents secret défense sont stockés dans un box situé dans une impasse de la ville de Plaisir (Yvelines). Le lendemain, un magistrat instructeur se rend dans le garage et découvre de nombreux cartons et cantines appartenant à Christian Prouteau, à cette époque déjà poursuivi dans l’affaire des écoutes, contenant plusieurs dossiers, dont des copies de transcriptions d’interceptions téléphoniques. Pour l’ancien collaborateur de François Mitterrand, la saisie de ces archives relève d’une "manipulation" de la DST, via les Renseignements généraux, qui voulait lui nuire. "A mon avis c’étaient les RG", a-t-il répété.

Selon lui, le fait d’avoir déposé ces archives sous un faux nom dans un box anonyme ne visait qu’à "sécuriser" ces documents le temps de trouver une nouvelle affectation, alors qu’il avait été placé préfet hors cadre. "J’avais pas envie que ça traîne partout... Remarquez c’est raté !", a-t-il noté.

"DST, auxiliaire de justice"

Mais alors que les débats s’enlisent un peu sur la responsabilité des "services" dans la découverte de ces documents, le journaliste du Monde Edwy Plenel, partie civile au procès, intervient pour rappeler que ces archives étaient "cachées pour dissimuler des éléments à une instruction". "Dans cette perspective, la DST a agi comme un auxiliaire de justice", ajoute-t-il. "Je suis ravi de voir Edwy Plenel soutenir les actions de basse police qu’il a longtemps condamnées !", lui a rétorqué Gilles Ménage, l’ancien directeur adjoint de cabinet de François Mitterrand, prévenu au procès. Les débats se poursuivaient dans l’après-midi. Il reprendront ensuite le 4 janvier, à l’issue des vacances judiciaire.


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