mercredi 1er octobre 2014

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La sécurité de la Maison Blanche sous Bush déjouée par des humoristes

AFP

mercredi 1er avril 2009, sélectionné par Spyworld

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Un duo d’humoristes québécois a déjoué la sécurité de la Maison Blanche en 2007 en se faisant passer pour des proches de Nicolas Sarkozy, mais a dû attendre le changement d’administration pour pouvoir révéler son "scoop", a affirmé l’un d’eux mardi à l’AFP.

Les "Justiciers masqués" ont appelé la Maison Blanche le 6 mai 2007, le jour de l’élection de M. Sarkozy, en se faisant passer pour son directeur de communication, a indiqué l’un des deux humoristes, Marc-Antoine Audette.

Le duo s’est fait connaître en piégeant notamment la candidate républicaine à la vice-présidence des Etats-Unis Sarah Palin, le président français Nicolas Sarkozy, son prédécesseur Jacques Chirac, le chanteur Mick Jagger ou encore le golfeur Tiger Woods.

A l’issue de la conversation, qui doit être diffusée sur une radio montréalaise mercredi après-midi, un conseiller américain énonce au faux adjoint de M. Sarkozy le "numéro direct" de la "Situation Room", la salle où se réunit le puissant Conseil de la sécurité nationale.

Une conseillère américaine leur demande alors de rappeler une quinzaine de minutes plus tard "pour que l’on vous dise quel est le programme du président" Georges W. Bush, "parce qu’il ne prendra pas l’appel de M. Sarkozy tant qu’il ne sera pas prêt", leur précise-t-elle.

Cette dernière, qui occupe "une position très importante à la National Security Agency", l’Agence de sécurité nationale (NSA), selon M. Audette, semble d’abord surprise de l’appel : les deux présidents "se sont parlés il y a environ 1H30", remarque-t-elle.

Le faux directeur de communication lui explique alors que le nouveau président français vient de parler à nombre de chefs d’Etats étrangers, "et il a dit à tout le monde qu’il allait travailler avec les Etats-Unis. Il voudrait en parler au président" américain, peut-on entendre dans l’enregistrement d’environ une minute.

"Quelques secondes après qu’on ait raccroché avec la ’Situation Room’, nos téléphones se sont mis à sonner successivement et on nous a fait comprendre très gentiment et très clairement qu’il ne fallait pas diffuser ça", a déclaré à l’AFP M. Audette.

Après consultation d’avocats et d’un journaliste d’enquête, les Québécois ont décidé d’attendre un changement d’administration à Washington "parce que c’était trop gros" et que "ça démontrerait l’incompétence et les problèmes de sécurité de l’administration Bush", ont-ils expliqué dans un communiqué.

Interrogés pour savoir s’ils comptaient se servir du numéro confidentiel pour piéger le nouveau président américain, M. Audette a lancé : "On verra dans les prochaines années... en même temps, on aime bien le président Obama".


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