dimanche 22 octobre 2017

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La Corée du Nord remplirait les réservoirs de sa fusée en prévision d’un prochain lancement

AP

vendredi 3 avril 2009, sélectionné par Spyworld

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La Corée du Nord a entamé jeudi le remplissage des réservoirs d’une fusée en prévision du lancement prochain d’un "satellite de télécommunications", a affirmé CNN, citant une source militaire américaine. Les pays voisins et les Etats-Unis redoutent que Pyongyang ne teste en réalité un missile à longue portée, et mettent en garde le régime communiste contre toute "provocation".

Selon le site Internet de la chaîne d’information CNN, qui cite un haut responsable militaire américain, le remplissage des réservoirs a commencé, ce qui annonce un lancement prochain. D’après les spécialistes, le tir peut désormais intervenir dans les trois ou quatre jours. Les gouvernements américain et japonais n’ont pas confirmé l’information, tandis que le ministère de la Défense sud-coréen n’a pas fait de commentaires. Ces pays ont toutefois déjà déployé des bâtiments pour surveiller le lancement.

De hauts responsables de la Défense à Washington ont déclaré douter de l’information rapportée par CNN. Les services de renseignement, ont-ils expliqué, ont constaté la présence de véhicules de ravitaillement près du pas de tir. "Il y a de l’activité autour, mais rien ne montre concrètement que les opérations de ravitaillement sont en cours", a précisé un des responsables, sous couvert de l’anonymat.

Le président américain Barack Obama a averti en marge du sommet du G-20 à Londres qu’un lancement serait considéré comme une "provocation" susceptible d’entraîner une réponse du Conseil de sécurité des Nations unies. Une résolution de l’ONU adoptée après le premier essai nucléaire nord-coréen en 2006 interdit en effet à la Corée du Nord toute activité liée aux missiles balistiques. Un lancement aurait "évidemment des conséquences" pour Pyongyang, a de son côté noté la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.

La Corée du Nord a réagi en affirmant qu’elle répliquerait à toute tentative d’intercepter le lanceur, porter l’affaire devant le Conseil de sécurité de l’ONU ou simplement surveiller le tir. Le régime communiste a prévenu que des débris de la fusée pouvaient retomber au large de la côte nord du Japon. Le gouvernement japonais a donc déployé dans la région des bâtiments munis de systèmes antimissiles, dont des Patriot. Tokyo a déclaré n’avoir aucune intention d’intercepter la fusée elle-même, qui doit survoler les secteurs d’Ikate et Iwate, dans le nord du Japon.

"Si le Japon intervient imprudemment contre notre satellite pacifique, notre armée populaire déclenchera un orage de feu non seulement contre les moyens d’interception déjà déployés, mais également contre des objectifs clés", a menacé l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA, citant l’état-major de l’armée. "Les Etats-Unis doivent immédiatement retirer les forces armées déployées s’ils ne souhaitent pas s’exposer à des dommages", affirme KCNA.

D’après des responsables cités par l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, un escadron d’avions de chasse Mig-23 a été déployé sur une base proche du site de lancement, une information non confirmée à Séoul.

La Corée du Nord a procédé en 2006 à l’essai d’un missile de longue portée Taepodong-2, mais l’engin s’est abîmé en mer peu après le décollage. Les services de renseignement sud-coréens, japonais et américains pensent que la Corée du Nord cherche à présent à mettre au point une version améliorée du missile Taepodong-2, capable d’atteindre la côte Ouest des Etats-Unis.


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