dimanche 17 décembre 2017

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La coopération militaire franco-allemande, moteur de l’Europe de la défense ?

AP

samedi 4 avril 2009, sélectionné par Spyworld

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C’est le symbole de l’amitié franco-allemande de l’ère Sarkozy-Merkel : une unité de l’armée allemande s’installera bientôt sur le territoire français pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale. Le signe d’une coopération militaire accrue dont les deux pays veulent croire qu’elle favorisera l’émergence d’une défense européenne commune.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy ont confirmé en février l’installation en France de cette unité de la Brigade franco-allemande (BFA). Au total, plus de 600 soldats allemands doivent prendre leurs quartiers à Illkirch, près de Strasbourg. En contrepartie, les soldats français du 110e RI (régiment d’infanterie), basés en Allemagne et dont le retour en France avait été envisagé, seront maintenus outre-Rhin.

Le déploiement de l’unité allemande en France est "un honneur et une joie", avait commenté Mme Merkel il y a deux mois. Ainsi, il y aura "un réel parallélisme" de la BFA entre l’Allemagne et la France et "un véritable pied d’égalité entre nos deux pays", avait-elle ajouté, tandis que Nicolas Sarkozy évoquait une "démarche historique".

Ce renforcement de la coopération militaire bilatérale intervient au moment où Paris a décidé de réintégrer le commandement militaire de l’OTAN, que la France avait quitté en 1966.

Bernard de Monferrand, l’ambassadeur de France en Allemagne, a déclaré lors d’un récent colloque sur les relations franco-allemandes que l’arrivée de l’unité allemande à Illkirch avait une signification "extraordinaire".

Les autorités françaises et allemandes espèrent qu’une coopération militaire accrue entre Paris et Berlin renforcera le poids des deux pays dans l’OTAN et favorisera le développement d’une défense européenne commune.

"Nous sommes très satisfaits", explique Reinhard Schaefers, ambassadeur d’Allemagne en France. "Je m’attends à ce que le rôle de la France augmente" dans l’OTAN après la décision de Paris de réintégrer le commandement militaire de l’organisation. "Cela ouvre de plus grandes perspectives pour la politique européenne de défense."

Nicolas Sarkozy estime que l’Europe ne peut pas être un géant économique si elle n’est pas capable d’assurer sa défense. L’OTAN ne peut se substituer aux Nations unies comme cadre de la sécurité mondiale, affirme de son côté le ministre allemand des Affaires étrangères Franz-Walter Steinmeier dans l’édition de jeudi de "Spiegel Online". L’Alliance atlantique, ajoute-t-il, n’est pas faite pour le rôle de "policier de la planète".


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