samedi 21 octobre 2017

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Des femmes admises à l’école militaire palestinienne

AP

dimanche 5 avril 2009, sélectionné par Spyworld

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Le premier contingent de femmes à sortir diplômées de l’école militaire palestinienne a défilé avec les officiers mâles de la même promotion samedi, un rare exemple de mixité dans la région.

La vision de femmes en uniforme, certaines la tête couverte, n’est pas habituelle dans les rangs de l’Autorité palestinienne, où seules quelques femmes servent comme policières. Les voir s’entraîner aux cotés de leurs homologues masculins est encore plus surprenant pour le Moyen-Orient.

Ces exercices communs, marche, natation, tir, équitation et saut dans des anneaux enflammés, sont une première parmi les pays arabes, révélant l’influence croissante des femmes dans une société traditionnellement machiste.

L’école militaire, où les études durent deux ans, compte 16 femmes sur un total de 148 militaires de la promotion qui sortira en juin prochain. Elles rejoindront la police, les services de renseignement, et les forces de la sécurité civile.

"La société n’accepte pas encore l’idée que des femmes travaillent en uniforme" estime Farah Salman, une jeune femme de 24 ans de Naplouse. "Il y a des missions de nuit, et notre société n’admet pas que des femmes puissent rester la nuit avec des hommes", a-t-elle souligné.

Mais sa collègue de promotion Rouaida Rabaya, 29 ans, considère que travailler dans les forces de sécurité sert la cause féministe. "J’ai pensé que je pouvais défendre mon pays de différentes manières, et maintenant, j’ai choisi une voie pacifique", indique le jeune femme qui a passé deux ans dans une prison israélienne pour son appartenance à un groupe militant palestinien. "En tenant des rôles d’exception, les filles brisent les liens sociaux qui les entravent, et cela renforce ma confiance" a-t-elle conclu.

Nivine Saoui, 30 ans, précise que ses camarades ont eu du mal à trouver des chaussures et des treillis à leurs tailles, mais que pour le reste, leur parcours était comparable à celui des hommes. "Nous sommes punies comme les garçons, nous rampons sur le ventre comme eux, quand nous sommes en retard d’une demi-heure le matin" a-t-elle observé. "C’est ce que nous devons faire pour être comme les hommes, parce que c’est ici que l’ont fabrique les hommes".


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