dimanche 17 décembre 2017

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Espionnage : Lidl surveille de près ses salariés

Le Figaro

lundi 6 avril 2009, sélectionné par Spyworld

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D’après le magazine Spiegel, Lidl rassemblerait des données personnelles sur l’état de santé de ses salariés.

Nouveau scandale en vue chez Lidl. Après avoir été éclaboussé en 2008 par une affaire d’espionnage, le groupe se retrouve à nouveau sous les feux des projecteurs. Selon le magazine Spiegel, des données privées sur certains salariés de Lidl, auraient été récoltées entre 2008 et début 2009 par la société. Des commentaires comme « opération d’une tumeur, mais bénin », « veut tomber enceinte, fécondation ne fonctionne pas » figureraient sur des fiches « état de santé » retrouvées dans une poubelle. D’après le magazine, ces renseignements auraient été obtenus de manière frauduleuse, car même en cas d’arrêt maladie, le salarié n’est pas tenu de détailler les motifs de son arrêt. Il est fort probable que le discounter ait fait pression sur ses employés pour les obtenir. Le magazine ajoute que des témoignages de salariés allaient en ce sens.

Les documents existent

Interrogé par le Spiegel, le responsable de Lidl pour l’Allemagne, Frank-Michael Mros, n’aurait pas contesté l’existence de tels documents. Il aurait cependant affirmé que la politique portant sur le respect des données personnelles a « dramatiquement changé » ces dernières années et que des efforts ont été faits dans ce domaine.

Ce n’est pas la première fois que Lidl est pointé du doigt pour ses méthodes peu orthodoxes. Fin mars 2008, l’hebdomadaire allemand Stern révélait que la société avait placé dans certains de ses magasins en Allemagne, des caméras afin de surveiller le personnel et avait enregistré les conversations des salariés durant les pauses. Lidl avait admis avoir confié des missions de surveillance de certaines de ses filiales à des cabinets de détectives privés afin de lutter contre le vol et les pertes de stocks. Lidl regrettait alors les pratiques utilisées par ces détectives.

Le groupe avait alors été condamné à verser environ 1,46 million d’euros. Dans un communiqué, Lidl avait alors affirmé qu’il paierait les amendes mais qu’il n’y avait « pas eu d’espionnage systématique et généralisé ».


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