lundi 18 décembre 2017

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Les drones d’Afghanistan attendus sur la BA 709

Vincent Dewitte, SudOuest.com

mardi 14 avril 2009, sélectionné par Spyworld

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Le colonel Patry confirme l’arrivée de trois aéronefs. Une première

« La maîtrise de la troisième dimension. » Voila ce que représente pour le colonel Patry l’arrivée tant attendue des drones, ces avions sans pilote commandés à distance, sur la base aérienne de Cognac-Châteaubernard. « Ces technologies existaient déjà au sein de l’armée de terre, mais ce sera une première pour l’armée de l’air française », se réjouit déjà le commandant de la BA 709 qui confirme leur arrivée imminente, « au plus tard au troisième trimestre de cette année ».

Une première ? Pas tout à fait. Le drone SIDM (Système intérimaire de drone moyenne altitude longue endurance) a réalisé son premier vol sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, fin 2007. Ce baptême a été suivi de la formation du personnel du futur escadron d’expérimentation pour un premier test grandeur nature célébré, à l’occasion de la visite de Benoît XVI à Lourdes (65), en septembre 2008. Depuis le mois de février, ceux-ci renforcent également les moyens déployés par la France en Afghanistan, mis à la disposition de la Force internationale d’assistance à la sécurité.

Technologies exceptionnelles

Ainsi, les trois aéronefs développés par EADS et IAI arriveront directement de la province de Bagram, à 50 kilomètres au nord de Kaboul. Un escadron d’une cinquantaine d’hommes sera accueilli sur la base pour finir de développer la capacité opérationnelle de ces technologies ultra-perfectionnées. Car comme son nom l’indique, le SIDM n’est qu’intérimaire. À l’horizon 2010, il devrait céder sa place à l’Euromale.

Propulsé par un moteur à hélice, l’engin opère entre 5 000 et 7 000 mètres, à l’abri des tirs ennemis. Son principal atout est de pouvoir transmettre les images captées en temps réel, par satellite, aux décideurs comme aux combattants. La polyvalence des capteurs (optiques, infrarouges et radars) permet au drone d’assurer sa mission de jour comme de nuit.

« Les Cognaçais ne doivent pas s’inquiéter des gênes occasionnées par l’expérimentation de ces drones car, contrairement aux appareils utilisés par les élèves pilotes, il n’y aura pas de répétition d’entrée et de sortie de pistes et ceux-ci ne survoleront que très peu la zone aérienne cognaçaise. Ces drones sont en effet prévus pour voler une vingtaine d’heures, soit décoller, parcourir jusqu’à 1 000 kilomètres, tourner pendant une douzaine d’heures sur zone, et revenir », détaille le colonel Patry qui assure également que ces oiseaux de 17 mètres d’envergure et 10 mètres de long sont moins bruyants que les Epsilon.

L’escadron d’expérimentation des drones sera composé de 56 hommes. Ce qui, sous réserve d’une réforme engagée par le ministère de la Défense (lire par ailleurs) portera le nombre de militaires de la BA 709 à près de 1 000 personnes.

Le colonel Patry, commandant de la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard. (photo v. d.)


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