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Le Canada cible de choix pour l’espionnage étranger

AFP

mercredi 15 avril 2009, sélectionné par Spyworld

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Le Canada est une cible de choix pour l’espionnage étranger qui se montre plus agressif et sophistiqué dans la recherche de secrets militaires, techniques et industriels, indique le service de renseignement canadien dans son rapport annuel.

"L’espionnage, principale préoccupation des services de renseignement jusque dans les années 1990, n’a pas disparu après le 11-Septembre. Bien au contraire, il reprend de la vigueur, ne cesse d’évoluer et se fait même plus offensif grâce aux nouvelles technologies", souligne Jim Judd, directeur du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS).

Dans ce rapport, qui vient d’être mis en ligne sur son site, le SCRS note que le Canada est une cible de choix en raison de son expertise dans de nombreux secteurs industriels dont l’agriculture, la biotechnologie, les communications, l’exploitation pétrolière et minière ou l’aérospatiale.

En outre, en tant que membre de l’Otan, le Canada "a accès aux technologies militaires et de défense par l’intermédiaire de ses alliés", note l’agence.

Le SCRS souligne que les "avantages offerts par les secteurs industriels et privé (canadiens) ouverts et prospères (...) attirent les services de renseignement étrangers, de même que les bandes criminelles et les organisations terroristes internationales".

Les espions étrangers utilisent de faux documents, une fausse identité et diverses couvertures pour se livrer à leurs activités clandestines, "vol, recrutement et exploitation de sources et intimidation des communautés d’immigrants", souligne le SRCS dans son rapport.

"L’ingérence étrangère dans les affaires intérieures des pays, surtout au sein de sociétés multiculturelles qui, comme la nôtre, comptent d’importantes communautés d’immigrants, continue de susciter des craintes", écrit le directeur Jim Judd.

Il ne cite aucun pays, mais en 2006 le gouvernement canadien s’était dit préoccupé par l’espionnage industriel chinois au Canada, une accusation qui avait été rejetée par Pékin.

L’agence de renseignement canadienne relève sans surprise que les enquêtes sur la menace terroriste demeurent sa priorité, faisant valoir que dans ce domaine, elle s’intéresse avant tout "aux personnes et groupes s’inspirant de l’idéologie d’Al-Qaïda".

"Dans un avenir rapproché, la principale menace pour le Canada et ses intérêts sera associée à l’extrémisme islamique ou à ce qu’on appelle le +phénomène Al-Qaïda+", note le SCRS en soulignant que cette menace se manifeste à l’étranger, mais aussi au Canada.

"Il ne faut pas relâcher la vigilance ni croire que le Canada est à l’abri des menaces (d’attentats terroristes), les conséquences pourraient être catastrophiques", conclut M. Judd.


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