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START/ABM : consultations du chef de la diplomatie russe avec les sénateurs américains

RIA Novosti

mercredi 15 avril 2009, sélectionné par Spyworld

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Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et une délégation du comité pour les forces armées du Sénat américain discutent mercredi à Moscou de l’élaboration d’un nouveau traité START et du bouclier antimissile (ABM), rapporte, dans un communiqué, la diplomatie russe.

"Lors de leur première rencontre personnelle à Londres, nos deux leaders ont approuvé les documents définissant le cadre général de nos relations et la priorité de l’élaboration d’un nouveau traité devant se substituer au traité START-1. Aussi la visite du comité pour les forces armées du Sénat américain est-elle importante pour un échange de vues sur toutes ces questions. Et nous nous attendons à un entretien productif", a indique le chef de la diplomatie russe, inaugurant la rencontre.

Pour sa part, le chef du comité sénatorial Carl Levin a insisté sur l’intérêt de la délégation américaine pour discuter des problèmes de sécurité, notamment de la défense antimissile.

"Cette question a divisé l’opinion dans nos pays. Je pense que nous avons à présent une bonne opportunité pour essayer de trouver ce qui pourrait nous unir", a indiqué M.Levin.

Le traité START actuel expire le 5 décembre 2009. Signé le 31 juillet 1991, il engageait chacune des parties à limiter à 6.000 unités le nombre d’ogives nucléaires et à 1.600 celui des vecteurs. Il prévoyait aussi des inspections réciproques des sites utilisés pour le stockage et la destruction des armes, des échanges d’informations et la destruction des armes périmées. La Russie et les États-Unis possèdent 90% de l’arsenal nucléaire mondial.

Les présidents russe et américain, Dmitri Medvedev et Barack Obama, ont ordonné le 1er avril dernier à Londres de lancer immédiatement des négociations sur un nouveau document START et d’en rapporter les résultats d’ici juillet prochain.

Washington envisage de déployer en Europe des éléments de son bouclier antimissile pour parer à d’éventuelles attaques venant d’Iran ou de Corée du Nord. Il compte ainsi installer un radar en République tchèque et dix missiles intercepteurs en Pologne. Moscou, se sentant menacé, a exprimé à plusieurs reprises son hostilité envers ce projet malgré les tentatives américaines visant à rassurer la Russie. Le président russe Dmitri Medvedev n’a pas exclu le déploiement de missiles Iskander à Kaliningrad, aux frontières de la Pologne.

Le nouveau président américain Barack Obama a indiqué qu’il soutiendrait le projet développé par l’administration de son prédécesseur George W. Bush s’il s’avérait "technologiquement adapté" et "financièrement supportable".

Début mars, la presse américaine a rapporté que M.Obama avait envoyé une lettre secrète au président russe Dmitri Medvedev dans laquelle il se disait prêt à renoncer au déploiement de l’ABM en Europe en échange de l’aide de la Russie dans le règlement du problème nucléaire iranien.


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