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Bruno Teyton : « La voix sur IP n’est pas encore mature »

La rédaction , 01 DSI

lundi 14 novembre 2005, sélectionné par Spyworld

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Problèmes de coût et de sécurité doivent être étudiés avant la migration totale.

Bruno Teyton est responsable des études sur la VoIP et consultant spécialisé dans les services télécoms aux entreprises à l’Idate.

La migration vers le tout-IP est en marche. « Pour les réseaux de données, on ressent une accélération depuis trois ans », observe Bruno Teyton. D’ici à 2008, en France, il prédit la quasi-disparition des relais de trames (Frame Relay) et de X25, ces technologies de commutation qui assignent un circuit défini à la transmission de paquets - contrairement au protocole TCP/IP.

« Des décalages d’un ou deux ans pour l’ensemble de l’Europe sont prévisibles. Ils seront même de quelques années en Asie, car d’importants investissements ont encore été réalisés pour le Frame Relay. » Mais la tendance est là : « Pour la téléphonie sur IP, on l’a réellement noté depuis deux ans - notamment chez des acteurs qui possèdent plusieurs sites disséminés, comme les banques. »

Alors, à quand la migration totale ? Pas avant 2012, car d’importants freins demeurent. Le premier d’entre eux étant le prix. « Migration, matériel, logiciel, formation... Le facteur coût peut varier de un à cinq par rapport à la téléphonie classique. » En particulier, les combinés IP restent encore très onéreux : « Ils se situent entre 200 et 450 euros, selon les fonctionnalités du téléphone. Et peuvent atteindre la moitié des coûts de migration. »

Pour Bruno Teyton, la transition va s’effectuer avec des PABX hybrides. Mais le coût ne constitue pas le seul frein. Il s’agit de souligner le fait que la VoIP n’est pas une technologie mature. « Si l’on s’est accoutumé à l’idée d’un "plantage" d’ordinateur, dès lors qu’il s’agit du téléphone, cela devient inacceptable », observe Bruno Teyton.

Sans oublier la sécurité. « Il faudra repenser l’architecture réseau, en prévoyant de séparer la voix et le transport. » Et gérer le problème des accès à distance (mobiles, assistants personnels), véritable casse-tête pour les DSI. « Le développement de solutions comme Skype ne fait rien pour arranger les choses », conclut-il.


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