jeudi 14 décembre 2017

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Un navire pour lutter contre les pirates imaginé par un groupe français

AFP

vendredi 17 avril 2009, sélectionné par Spyworld

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Le groupe public d’armement naval français, DCNS, a conçu un navire dédié à la lutte contre la piraterie, doté notamment d’un champ de vision à 360 degrés et d’un système de largage ultra-rapide pour embarcations de forces spéciales.

Le bateau, à l’état de maquette et qui n’a pas encore de client, pourrait mesurer environ 90 mètres de long pour un équipage d’une trentaine de personnes. Il a été conçu à la suite d’un dialogue avec des militaires français, raconte Marc Maynard, le directeur du projet à Lorient (ouest), alors que les marines sont confrontés à des actes de piraterie de plus en plus nombreux au large de la Somalie.

La rapidité étant primordiale pour contrer des pirates, "la mise à l’eau par l’arrière de deux embarcations rapides de neuf mètres destinées aux commandos peut se faire en cinq minutes", explique-t-il.

Pour mettre au point ce système de largage express, les concepteurs se sont inspirés de techniques civiles en adaptant une méthode utilisée par les thoniers-senneurs pour larguer le canot qui entraîne leur immense filet.

La passerelle du nouveau navire permet de voir à 360 degrés. "Sur les navires militaires, c’est rarement le cas", relève M. Maynard. "Pour un marin, c’est inestimable !".

Si "un vrai canon" de calibre 30 reste de rigueur à l’avant, les concepteurs ont voulu privilégier "la dissuasion" avec des canons à eau placés sur les côtés.

La plate-forme pour hélicoptères dont dispose le navire peut aussi servir aux drones aériens ou marins. "Au lieu d’avoir un hélicoptère 24 heures sur 24, on peut envoyer un drone (engin sans pilote), c’est la solution de demain", explique Yannick Bian, l’un des architectes.

Le projet a dû également s’adapter aux règles de droit international, par exemple "pour concevoir une cellule de rétention" permettant de détenir les pirates avant de les livrer aux autorités.

"Beaucoup de marines sont intéressées, en Asie, en Amérique du Sud...la France aussi", assure le responsable du projet, qui reste discret tant sur les pays intéressés que sur le prix, "compétitif" selon lui.


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