mardi 24 octobre 2017

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EADS : prêt à un partage du contrat sur les ravitailleurs

T Dong, le Figaro

vendredi 17 avril 2009, sélectionné par Spyworld

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Dans un entretien au New York Times, Louis Gallois indique qu’EADS/Northrop Grumman n’est pas contre un partage du contrat des ravitailleurs. Mais le secrétaire à la Défense américain Robert Gates est opposé à cette solution.

Enfin une solution pour départager Boeing etEADS/Northrop Grumman ? Le président d’EADS, Louis Gallois, dans un entretien au New York Times, a indiqué que l’alliance EADS/Northrop Grumman est prêt à un partage du contrat de renouvellement de la flotte d’avions ravitailleurs du Pentagone. Il émet toutefois une condition. Le constructeur aéronautique européen veut l’assurance de pouvoir monter douze appareils par an dans la nouvelle usine qu’il souhaite construire à Mobile (Alabama).

Un partage qui fait débat

L’attribution de ce méga-contrat de 35 milliards de dollars pour 179 avions traine en longueur, après deux échecs lors des attributions pour faute de procédure. Le contrat avait été dans un premier temps attribué à Boeing, puis à l’alliance EADS/Northrop. Certains parlementaires estiment qu’un partage serait la solution pour boucler enfin ce dossier. Cependant, le secrétaire à la Défense américain Robert Gates est hostile à cette idée qui aurait un coût trop élevé. Un modèle unique de ravitailleur « est la meilleure solution pour le contribuable mais aussi pour l’Armée de l’air, parce qu’elle n’aura pas besoin de deux chaînes logistiques, de deux types d’entraînement, de deux types de maintenance, et de manière générale tout ce que cela implique », selon Robert Gates.

Robert Gates veut relancer la compétition sur l’attribution du renouvellement de la flotte d’avions ravitailleurs cet été et reste persuadé que cette fois, la procédure sera structurée de telle manière que le choix ne sera plus contestable. Les enjeux sont colossaux pour Boeing et l’alliance EADS/Northrop, car le contrat d’un montant de 35 milliards de dollars peut connaître des extensions qui aboutiraient à un renouvellement de plus de 400 appareils pour 100 milliards de dollars. Les groupes n’hésiteront pas à utiliser la moindre faille pour remettre en cause une attribution qui ne serait pas en leur faveur.


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