samedi 21 octobre 2017

Accueil du site > Renseignement > International > La présidence iranienne intervient dans l’affaire Roxana (...)

La présidence iranienne intervient dans l’affaire Roxana Saberi

AP

lundi 20 avril 2009, sélectionné par Spyworld

logo

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a appelé dimanche à ce que la journaliste américano-iranienne condamnée pour espionnage puisse bénéficier d’une véritable défense lors de la procédure en appel, selon l’agence officielle de presse IRNA.

La journaliste Roxana Saberi, 31 ans, a été condamnée à huit ans de prison pour espionnage au profit des Etats-Unis. Son avocat a annoncé qu’il comptait faire appel.

L’agence cite une lettre des services de la présidence adressée au procureur de la république d’Iran, Saeed Mortazavi.

Dans cette lettre, il est demandé au procureur de s’assurer personnellement de ce que les "suspects bénéficient de tous leurs droits juridiques pour se défendre" des accusations portées contre elles. "Préparez les étape de la procédure (...) pour que la justice soit respectée", continue IRNA, citant des passages de la missive.

L’affaire Saberi intervient à l’heure où la nouvelle administration américaine tente d’inverser la tendance dans les relations avec Téhéran, se disant prête à entamer des discussions, principalement sur la question du nucléaire iranien. Le président Ahmadinejad a lui aussi de son côté envoyé le signal le plus clair à ce jour qu’il est favorable à une reprise de contact.

La présidence évoquait également le cas du blogueur irano-canadien Hossein Derakhshan, en prison depuis novembre pour insulte à l’islam. Il est considéré comme un des artisans de l’explosion du phénomène Internet en Iran, en expliquant sur Internet, très simplement et en farsi, comment créer des sites.

Samedi, le père de la jeune femme, Reza Saberi, avait déclaré sur les ondes de la radio publique américaine NPR que sa fille n’avait pas pu bénéficier d’une défense digne de ce nom au cours de son procès, qui n’a duré qu’une seule journée et s’est déroulé à huis clos, lundi.

"Le procès n’était pas bien sûr un vrai procès", a-t-il déclaré par ailleurs sur CNN, expliquant qu’il n’avait dure que 15 minutes. "Quelques minutes après son ouverture, elle ne savait toujours pas qu’il s’agissait d’un procès".

Il avait précisé sur NPR que sa fille, qu’il a décrite comme étant "assez déprimée", avait été condamnée mercredi, soit deux jours après sa comparution. Et que le tribunal avait attendu samedi pour en informer les avocats.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :