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L’Agence de l’innovation industrielle n’a toujours pas les moyens de fonctionner

A. K., le Monde

lundi 14 novembre 2005, sélectionné par Spyworld

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A l’instar du directeur général de Dassault Systèmes, Bernard Charlès, nombre d’industriels s’impatientent des délais pris pour la mise en oeuvre des pôles de compétitivité. Mais, à Bercy, on estime tenir le calendrier. "Les signatures sont incessantes", affirme-t-on.

Ces pôles ont pour objectif de rassembler sur un territoire donné des entreprises, des centres de formation, des laboratoires de recherche autour de projets innovants. Sur les 66 pôles labélisés, 55 ont été approuvés et 11 autres sont en train de perfectionner la définition de leur projet. Un chiffre jugé beaucoup trop important par nombre d’acteurs, qui estiment que cette dispersion nuira à l’efficacité du dispositif.

Une réponse à cette critique a été de sélectionner quinze de ces pôles, dont six sont qualifiés de "mondiaux", et neuf de "projets à vocation mondiale", c’est-à-dire susceptibles d’appartenir à terme à la première catégorie. Les pôles mondiaux doivent bénéficier de procédures accélérées, de financements privilégiés, et disposeront en priorité des chercheurs publics nouvellement recrutés.

"TROP OPTIMISTE"

L’enveloppe budgétaire de 1,5 milliard d’euros prévue pour l’ensemble des pôles sera allouée à partir de 2006, et son paiement sera échelonné jusqu’à 2008, dit-on à Bercy. Sur cette somme, 400 millions d’euros sont financés par le budget, 800 sont apportés par l’Agence nationale de la recherche, le groupe OSEO-Anvar et par l’Agence de l’Innovation Industrielle (AII), et 300 consistent en allégements de charges. Une enveloppe de 30 millions d’euros a été développée dès 2005.

Seules les entreprises situées sur les zones délimitées pour ces pôles pourront bénéficier des allégements de charges. Cette question, qui répond à une logique d’aménagement du territoire mais n’est guère pertinente lorsqu’il s’agit de constituer des partenariats industriels, a fait l’objet de nombreux débats. Mais elle devrait trouver une solution dans les temps, affirme-t-on à Bercy.

De son côté, l’Agence de l’innovation industrielle, présidée par Jean-Louis Beffa, et dirigée par Robert Havas, ancien directeur chez Thomson, a pris un peu de retard. Son objectif est de sélectionner de grands programmes d’innovation industrielle, pilotés par des groupes français.

Créée le 25 août, elle disposera de 2 milliards d’euros pour consentir des avances remboursables ou des subventions, mais n’a toujours pas perçu son budget de fonctionnement.

Contrairement à ce qui avait été initialement prévu, les premiers projets ne pourront être réellement mis sur pied avant la fin de l’année. "2005 était trop optimiste", reconnaît-on au ministère de l’économie et des finances.


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