mardi 17 octobre 2017

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Remue-ménage au Congrès américain sur une affaire d’écoutes téléphoniques

AFP

jeudi 23 avril 2009, sélectionné par Spyworld

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Le Congrès américain bruissait de rumeurs mercredi sur une affaire impliquant la représentante démocrate Jane Harman, qui selon des révélations de presse aurait été entendue lors d’écoutes téléphoniques monnayer son influence auprès d’un supposé "agent israélien".

Le chef de la majorité démocrate de la Chambre des représentants Steny Hoyer a fait part mercredi lors d’un point presse de ses "profondes inquiétudes" sur cette affaire d’écoute. "Les articles que j’ai lu m’inspirent de profondes inquiétudes, et personnellement je vais m’employer à en apprendre plus", a-t-il dit.

Interrogée mercredi matin lors d’un petit-déjeuner de presse au journal Christian Science Monitor dont l’AFP a obtenu une transcription, la présidente de la Chambre Nancy Pelosi a indiqué qu’elle avait été informée du fait que Mme Harman avait été écoutée "il y a quelques années", mais qu’elle n’était pas autorisée à en parler avec l’intéressée.

Mme Pelosi a ajouté qu’elle avait "une grande confiance" envers sa collègue.

Pour sa part, Mme Harman dans une lettre au ministre de la justice Eric Holder datée de mardi, s’est déclarée "scandalisée d’apprendre par des fuites dans les médias ces derniers jours que le FBI (police fédérale) ou la NSA (surveillance) ont secrètement écouté mes conversations en 2005 ou 2006 alors que je siégeais à la commission du Renseignement de la Chambre".

"Cet abus de pouvoir est scandaleux et j’appelle votre département à publier toutes les transcriptions ou autres éléments de l’enquête me concernant", a-t-elle poursuivi.

"Je vous encourage aussi à prendre les mesures nécessaires pour faire la lumière sur de possibles écoutes sur d’autres membres du Congrès", a-t-elle également ajouté.

Selon les révélations faites dimanche par le journal d’informations parlementaires Congressional Quarterly (CQ), Mme Harman aurait proposé en 2005 un à agent israélien d’intervenir auprès des autorités américaines pour alléger des charges d’espionnage visant des membres du groupe de pression pro-israélien AIPAC.

En échange, selon CQ, l’agent aurait dit à Mme Harman qu’il agirait pour la faire élire à la présidence de la commission du Renseignement de la Chambre, ce qui n’a pas finalement pas eu lieu.

"Je n’ai jamais contacté le département de la Justice, la Maison Blanche ou qui que ce soit d’autre concernant des affaires de sécurité nationale dont j’avais connaissance, ou concernant toute autre affaire", s’est défendue Mme Harman.

Le département de la Justice avait indiqué la semaine dernière que la NSA, l’Agence de sécurité nationale américaine, a été récemment au-delà de ses prérogatives dans ses activités de surveillance notamment téléphonique et électronique des Américains.


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