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Les É.-U. et la Russie entament des pourparlers sur la réduction des armements nucléaires

Merle Kellerhals, America.gov

vendredi 1er mai 2009, sélectionné par Spyworld

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Le premier tour de négociations « très fructueuses » visant à remplacer le traité sur les armes nucléaires de 1991 a eu lieu à Rome entre des diplomates américains et russes de haut rang.

« Nous nous attendons, sur la base de la rencontre très fructueuse que nous avons eue aujourd’hui, à pouvoir remettre un rapport positif en juillet », a indiqué la secrétaire d’État adjointe, Mme Rose Gottemoeller, lors d’une brève conférence de presse tenue le 24 avril à l’ambassade des États-Unis à Rome.

Les nouvelles négociations sur le contrôle des armes visent à parvenir à un accord qui remplacerait le traité sur la réduction des armes stratégiques dit START-1, avant qu’il n’arrive à expiration le 5 décembre 2009. Le président Obama et son homologue russe, M. Dmitri Medvedev, ont annoncé dans un communiqué commun le premier avril à Londres qu’ils souhaitaient que leurs négociateurs respectifs leur soumettent un rapport qu’ils pourraient examiner lors de leur rencontre prévue en juillet à Moscou.

« Nous sommes certains que ce nouveau traité contribuera à améliorer les relations entre les États-Unis et la Fédération de Russie », a déclaré M. Anatoly Antonov, responsable des questions de sécurité et de désarmement au ministère russe des affaires étrangères, lors de la même conférence de presse. « J’espère que nous serons en mesure de préparer un projet de texte d’ici la fin de l’année, ou au moins, de faire tout notre possible à cette fin. »

Le nouveau traité est considéré comme le premier pas vers la dénucléarisation proposée par MM. Obama et Medvedev lors des entretiens bilatéraux qu’ils ont tenus en marge du sommet économique du G20 à Londres.

Le START-1 est l’accord conclu entre les États-Unis et l’ancienne Union soviétique, le 31 juillet 1991, qui impose des limites sur les arsenaux des deux pays, leur permettant à chacun un maximum de 6.000 ogives nucléaires stratégiques et de 1.600 vecteurs, tels que bombardiers ou missiles de longue portée. Ce traité doit expirer le 5 décembre 2009.

L’arsenal des États-Unis compte 2.200 ogives nucléaires stratégiques qui peuvent être lancées grâce à des missiles balistiques intercontinentaux basés sur terre ou placées à bord de sous-marins et de bombardiers de longue portée de l’armée de l’air, un ensemble d’utilisation de ces ogives dit « triade nucléaire ». La Russie a environ 2.800 ogives nucléaires stratégiques qui peuvent être lancées avec les mêmes moyens. Les deux pays ont indiqué le souhait de réduire leurs arsenaux nucléaires respectifs pour ne plus stocker que 1.500 ogives chacun.

Les États-Unis et la Russie possèdent 95 % des ogives nucléaires stratégiques du monde entier.

« Le gouvernement du président Obama s’est engagé à négocier pour parvenir à un accord ayant force exécutoire pour faire suite au traité START, à un accord qui maintiendrait un régime ferme de vérification et viserait une nouvelle réduction de nos arsenaux nucléaires allant au-delà des niveaux préconisés par le traité de Moscou », a déclaré le sous-secrétaire d’État aux affaires politiques, M. William Burns, dans un entretien en février.

Selon le traité de Moscou de 2002, chacun des deux pays doit réduire son arsenal nucléaire pour ne compter qu’entre 1.700 et 2.200 ogives d’ici à 2012. Ce traité a été conçu, en partie, de manière à permettre aux États-Unis d’aller de l’avant avec leur programme visant à mettre au point un dispositif de défense antimissile.

Le but de ces nouvelles négociations, indiquent des responsables américains, est d’aller au-delà des limites imposées par le traité de Moscou pour réduire davantage le nombre des ogives des deux pays. De nombreuses années se sont cependant écoulées depuis que les États-Unis et la Russie ont négocié des accords sur le contrôle des armements, et les pourparlers devront être détaillés.

La réunion d’un jour qui s’est tenue à Rome portait sur des questions de procédure et devait établir l’ordre du jour des prochains pourparlers qui auront lieu entre Washington et Moscou au cours des deux prochains mois.

Le porte-parole par intérim du département d’État, M. Robert Wood, a déclaré lors d’un point de presse le 21 avril que le moment était propice aux négociations entre les États-Unis et la Russie parce que les deux pays souhaitaient réduire leurs arsenaux nucléaires et renforcer leurs relations.


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