lundi 23 octobre 2017

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Le Charles de Gaulle victime d’une malfaçon ?

LCI.fr

lundi 4 mai 2009, sélectionné par Spyworld

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- Cette hypothèse est largement privilégiée par le ministère pour expliquer les maux dont souffre le fleuron de la marine française, à quai depuis sa dernière avarie.
- Le Charles de Gaulle avait repris la mer en novembre, après un an et demi de travaux, avant d’être de nouveau immobilisé pourcause d’usure anormale de certaines pièces.

Le 8 mai, il y aura un grand absent à la revue navale à laquelle doit assister Nicolas Sarkozy au large de Toulon : le porte-avions Charles de Gaulle, qui restera à quai. Le fleuron de la marine française accumule les déboires depuis sa naissance : le navire avait connu des problèmes avec son système de propulsion avant même sa première mise en service officielle, en 2001. Une hélice s’était brisée lors d’essais en novembre 2000. De nouveau à quai depuis la fin février à cause d’une usure "anormale" de pièces, le Charles de Gaulle devait repartir le 19 mars pour poursuivre l’entraînement de son équipage et tout particulièrement des pilotes de ses avions de chasse Super-Etendard et Rafale. Selon le calendrier initial, le Charles de Gaulle devait être déclaré de nouveau opérationnel à la fin du printemps - un calendrier qui de toute évidence ne sera pas respecté.

Mais les maux du porte-avions semblent de moins en moins mystérieux à ceux qui en traquent l’origine. L’anomalie dont souffre le navire avait été détectée, avait annoncé à l’époque la marine, en raison de "vibrations élevées dans le compartiment de propulsion" et "après examen, deux pièces d’accouplement reliant deux des quatre turbines du Charles De Gaulle à leurs lignes d’arbres s’étaient révélées anormalement usées". Des "examens complémentaires" avaient alors été demandés, et la thèse de la malfaçon est désormais largement privilégiée. "J’ai demandé que l’on pousse les investigations au maximum afin que cette hypothèse, aujourd’hui la plus vraisemblable, soit du domaine du quasi certain", a déclaré lundi le ministre de la Défense, Hervé Morin, précisant que l’on était "toujours à l’idée d’un retour en mer du navire en septembre".

Les pièces qui posent problème

Le ministre de la Défense a déclaré avoir reçu en fin de semaine dernière le chef d’état-major de la marine, l’amiral Pierre-François Forissier, ainsi que le PDG du constructeur naval militaire DCNS, Patrick Boissier, qui sont, selon lui, "convaincus à quasiment 100% que la cause est liée à une malfaçon sur une pièce". Selon Hervé Morin, la pièce incriminée a été changée lors de la première grande révision périodique du navire, opération qui s’est achevée en novembre lorsque l’unique porte-avions français a repris la mer après un an et demi de travaux, avant de revenir à quai fin février.

"Trois autres pièces similaires connaissaient une usure plus rapide que prévu", a ajouté le ministre de la Défense qui souhaite en conséquence que des études soient menées pour mettre au point de nouvelles pièces bénéficiant des technologies actuelles. Elles pourraient être adaptées lors de la prochaine grande révision du navire, prévue d’ici à 2014.


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