mardi 17 octobre 2017

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Espionnage : les Russes expulsés par l’Otan devront quitter la Belgique

Belga

lundi 4 mai 2009, sélectionné par Spyworld

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La Belgique a annoncé lundi qu’elle retirait de sa liste des diplomates accrédités dans le pays les deux membres de la mission de Russie auprès de l’Otan expulsés la semaine dernière par l’alliance atlantique, ce qui devrait les obliger à quitter prochainement le royaume.

"La Belgique va procéder au retrait de l’agrément diplomatique dont ils disposaient sur la base de l’accréditation accordée par l’Otan", a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Delphine Colard.

"Nous avons formellement communiqué à la délégation russe que cette accréditation n’était plus en cours et donc que la base pour exercer la fonction diplomatique en Belgique n’était plus d’actualité", a-t-elle ajouté. "Nous leur avons également demandé de nous communiquer quand ils vont lever leur poste".

En étant rayés de la liste du personnel diplomatique, ils perdent le document leur permettant de séjourner dans le pays, qu’ils devront donc quitter à brève échéance.

Les deux diplomates expulsés sont Victor Koutchakov, chef de la section politique de la mission russe, et un jeune attaché de 23 ans, Vassili Tchijov, fils de l’actuel ambassadeur russe auprès de l’UE, Vladimir Tchijov.

Une provocation, selon la Russie

L’Otan a ordonné leur expulsion à la suite de l’affaire Herman Simm, ce haut fonctionnaire estonien condamné en février par la justice de son pays à 12 ans de prison pour avoir livré plus de 2000 documents secrets à Moscou, dont des centaines hautement sensibles pour la sécurité de l’Otan. L’ambassadeur de Russie auprès de l’Alliance, Dmitri Rogozine, avait immédiatement dénoncé une "provocation".

Lundi, l’ambassade de Russie auprès de la Belgique a demandé dans un communiqué aux pays de l’Alliance de "réfléchir aux conséquences de ce qui se passe" et répété qu’elle "tirerait ses propres conclusions de cette provocation".

Cet incident a provoqué un regain de tensions au parfum de Guerre froide alors que l’Otan et la Russie venaient de renouer leur "dialogue", interrompu après la crise provoquée par la guerre russo-géorgienne d’août 2008.


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