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Iran : la journaliste irano-américaine jugée en appel dimanche

AFP

samedi 9 mai 2009, sélectionné par Spyworld

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L’irano-américaine Roxana Saberi, condamnée pour espionnage au profit des Etats-Unis, sera jugée en appel dimanche.

Le procès en appel de la journaliste irano-américaine Roxana Saberi, condamnée à huit ans de prison pour espionnage au profit des Etats-Unis, aura lieu dimanche, a déclaré samedi à l’AFP son avocat Abdolsamad Khoramshahi.

"Le procès en appel aura lieu dimanche à 09H00 (04H30 GMT)", a déclaré Me Khoramshahi.

"Nous nous attendons à ce que notre plaidoyer de 15 pages, qui a été remis au tribunal, soit pris en compte. J’espère qu’elle sera acquittée, je suis optimiste", a-t-il ajouté.

On ignorait dans l’immédiat quand le verdict serait rendu.

La journaliste, âgée de 32 ans, avait été arrêtée fin janvier à Téhéran où elle résidait depuis 2003. Elle a été condamnée début avril à huit ans de prison pour espionnage au profit des Etats-Unis.

Elle avait entamé une grève de la faim le 21 avril, ne s’alimentant plus qu’avec de l’eau sucrée.

Le 6 mai, son père Reza Saberi a annoncé qu’elle avait mis fin à sa grève de la faim.

Interrogé samedi par l’AFP, Reza Saberi a déclaré que sa famille allait demander "un délai d’un ou deux jours" à la cour d’appel pour qu’un autre avocat (en plus de M. Khoramshahi), Saleh Nikbakht, présenté au tribunal pour défendre sa fille, puisse "rencontrer Roxana et étudier le dossier".

"Je pense que ce délai sera accordé", a-t-il déclaré.

"Je pense qu’il y aura une attitude plus modérée (de la part de la justice, ndlr) et que le résultat sera bien meilleur qu’avant" lors du premier procès.

Il n’a pas exclu un possible acquittement, en affirmant que "cela était possible mais qu’il fallait attendre pour voir la décision du juge".

Depuis sa condamnation, l’administration du président américain Barack Obama a multiplié les appels à la libération de la journaliste, alors que sa détention coïncidait avec une offre de dialogue de Washington avec Téhéran.

Selon Reza Saberi, sa fille a été brièvement hospitalisée le 1er mai dernier après avoir cessé d’absorber de l’eau. Elle entendait ainsi protester contre le démenti du pouvoir judiciaire qu’elle faisait une grève de la faim.

Née et élevée aux Etats-Unis, Roxana Saberi est iranienne par son père, devenu citoyen américain et japonaise par sa mère. Mais la République islamique ne reconnaît pas le principe de la double nationalité et la considère uniquement comme iranienne.

Elle collaborait à plusieurs médias étrangers depuis Téhéran jusqu’au retrait de sa carte de presse par les autorités en 2006.

Sa condamnation avait été dénoncée par la communauté internationale. M. Obama avait affirmé que Roxana Saberi était "une citoyenne américaine" et qu’il était "absolument certain qu’elle n’était impliquée dans aucune sorte d’activité d’espionnage".

Le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering a exigé sa libération "immédiate et sans conditions", tout en craignant "qu’elle ne serve de pion dans ces développements politiques" en allusion aux appels au dialogue de l’Occident à propos du programme nucléaire controversé iranien et à l’élection présidentielle iranienne de juin.


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