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Terrorisme : les deux Français sont connus des services antiterroristes

Nouvelobs.com

mardi 12 mai 2009, sélectionné par Spyworld

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Emprisonnés en Italie, les deux hommes sont accusés d’appartenir à une cellule terroriste qui préparait des attentats en France et en Angleterre, notamment à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Les deux Français soupçonnés par la justice italienne d’être liés à Al-Qaïda, sont connus des services antiterroristes français et belges pour leur implication présumée dans une filière d’envoi de jihadistes en Afghanistan, a-t-on appris mardi 12 mai de source proche du dossier. Les noms de l’imam Bassam Ayachi, Français d’origine syrienne de 62 ans, et de Raphaël Gendron, 33 ans, apparaissent en France dans le dossier dit des filières afghanes, ouvert en octobre sur la base d’informations fournies par les autorités belges.

Celles-ci s’intéressaient à un site internet de propagande basé en Belgique, "Minbar", qui a depuis été fermé par les autorités.

Immigrés clandestins

Le rôle prêté au sein de cette filière à Bassam Ayachi et Raphaël Gendron, tous deux résidant en Belgique, n’a pas été précisé. Mais les deux hommes étaient "très surveillés par les Français et surtout les Belges", selon cette source.

Les deux hommes avaient été interpellés en novembre à Bari (sud de l’Italie) après la découverte d’immigrés clandestins dans leur camping-car alors qu’ils arrivaient de Grèce. Ce n’est qu’après une enquête menée par deux magistrats italiens, qui les a notamment conduits en France en février, qu’ils ont été mis en cause mardi pour des faits à caractère terroriste.

La justice italienne les soupçonne notamment d’avoir "projeté et organisé des attentats terroristes et des actions de guérilla", notamment contre l’aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Cyberjihadistes

De source proche du dossier à Paris, on se montrait circonspect sur la réalité de cette menace d’attentat et l’on s’interrogeait sur l’identité des clandestins découverts dans leur camping-car en novembre et depuis remis en liberté, peut-être des jihadistes de retour d’Afghanistan.

En Belgique, cette affaire a mené à l’inculpation de six personnes interpellées à Liège et Bruxelles en décembre.

Parmi elles, se trouve Malika El Aroud, veuve d’un kamikaze ayant assassiné le commandant Massoud le 9 septembre 2001, et son second mari, Moez Garsalloui, figure centrale du groupe démantelé et administrateur du site Minbar.

Sous le nom de plume d’Oum Obeyda, Malika El Aroud est devenue l’une des "cyberjihadistes" les plus en vue en Europe.


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