dimanche 17 décembre 2017

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Les Chinois en pointe dans la « cyberguerre »

Arnaud de La Grange, le Figaro

jeudi 14 mai 2009, sélectionné par Spyworld

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Malgré leur sophistication, les systèmes de protection des ordinateurs chinois n’auraient pas empêché ceux du premier ministre d’être piratés.

Dans la cyberguerre si à la mode aujourd’hui, la Chine réputée talentueuse en attaque serait aussi douée en défense. Elle aurait installé sur tous ses ordinateurs gouvernementaux et militaires un système très efficace pour déjouer les intrusions de cyber-espions américains. L’existence de ce « bouclier » a été révélée lors d’auditions devant le Congrès des États-Unis, selon le Washington Post.

La grande originalité de ce dispositif baptisé « kylin » serait de reposer sur un système d’exploitation inédit, soit une plate-forme de logiciels différente de Windows, Mac Os ou Linux. Selon Kevin Coleman, un consultant en sécurité informatique qui est intervenu devant les parlementaires, ce dispositif rend « les capacités d’attaques cybernétiques » américaines contre les ordinateurs chinois « inefficaces », les armes offensives de Washington ayant été conçues pour les systèmes classiques. Selon le même expert, la cuirasse chinoise serait renforcée par un microprocesseur sécurisé, là encore de conception inédite, qui serait capable de bloquer les tentatives d’intrusion menées par des pirates ou des logiciels « malveillants ». Le spécialiste conclut que les Chinois font jeu égal avec les Américains en matière de cyberdéfense.

Les 103 cibles de GhostNet

Il y aurait pourtant quelques failles, puisque la presse chinoise a relaté en mars la fureur du premier ministre, Wen Jiabao, après que des intrus avaient infiltré les ordinateurs de ses services et piraté le discours qu’il devait prononcer devant le Parlement.

De quoi inciter le Pentagone à réagir, alors que Barack Obama entend faire de la cyberdéfense une priorité. Fin mars, des chercheurs canadiens avaient annoncé avoir découvert un vaste réseau de cyber-espionnage international basé en Chine. Ce réseau, GhostNet, serait l’un des plus étendus jamais mis en lumière, puisqu’il se serait introduit dans les ordinateurs de gouvernements et d’organisations privées de 103 pays, dont ceux du dalaï-lama. Et il y a un mois, des sources de renseignement américaines citées par le Wall Street Journal avaient affirmé que des cyber-espions chinois et russes avaient infiltré le réseau électrique américain, installant des programmes pouvant être utilisés pour perturber le système et provoquer le chaos aux États-Unis.


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