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Le gouvernement lance une consultation sur l’Internet du futur

ZDNet.fr

mercredi 20 mai 2009, sélectionné par Spyworld

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Plusieurs ministères ont lancé une consultation publique destinée à recueillir des informations et des suggestions afin de définir l’Internet du futur et d’organiser le secteur de la recherche.

L’internet du futur ne donnera pas lieu à une nouvelle déclinaison du grenelle, mais à une consultation publique ouverte jusqu’au 13 juillet prochain.

Universitaires, chercheurs, entreprises sont notamment invités à répondre à un questionnaire avec pour objectif d’identifier les thématiques liées au concept d’Internet du futur et ensuite de définir un plan d’actions permettant de générer des retombées économiques pour la France.

Préparer des actions pour 2015-2020

Outre l’aspect technologique, les contributeurs sont conviés à réfléchir également à « l’organisation de la recherche en France dans ce domaine [Ndlr : celui de l’Internet du futur], la coordination des plateformes d’expérimentation, l’organisation des pôles de compétitivité TIC sur cette thématique, la normalisation... »

Plusieurs administrations se sont associées à la consultation publique sur l’Internet du Futur, à savoir le secrétariat à l’économie numérique, la DGCIS (direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services), rattachée au ministère de l’économie, et la direction générale de la recherche et de l’innovation.

Objectif : définir les domaines porteurs de demain

Les pouvoirs publics, dans un communiqué, proposent de structurer les travaux autour de six domaines que sont les technologies de coeur de réseau, l’Internet des réseaux d’accès (mobiles et nomades), l’Internet des réseaux spontanés, des objets, des contenus, et enfin l’Internet des usages et des services.

A ces six thématiques s’ajoutent également des axes de travail transversaux qui pourraient porter notamment sur le NFC, l’algorithmique distribuée, la qualité de service, les réseaux électriques intelligents, etc.

Cette liste de thématiques et d’axes n’est qu’indicative. La question numéro deux de la consultation propose ainsi aux participants de proposer d’autres thèmes et d’identifier les plus porteurs en termes stratégiques et économiques.


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1 Message

  • Le gouvernement lance une consultation sur l’Internet du futur 19 juillet 2009 20:03, par Philippe GAUTIER

    Tout comme la Commission Européenne, le gouvernement Français cherche ici à se projeter dans le long terme pour définir une politique d’accompagnement : en lançant cette consultation il est dans son rôle, qui pourrait le lui reprocher ?...

    Cependant, compte tenu du sujet éminemment complexe (Internet), cette démarche consultative – dans sa formulation - n’est-elle pas ambigüe ?
    En réfléchissant à ce sujet, j’identifie deux types de réponses possibles :

    1)
    La première (« gourou ») consiste à développer des visions de l’Internet du futur et, moyennant un « gap analysis », déduire les axes à développer en matière de R&D, investissements, positionnement, formation, etc.
    Cette réponse est celle qui, d’ordinaire, préside au pilotage des politiques en matière de R&D des grands états, on la retrouve plus rarement dans l’élaboration des stratégies industrielles des acteurs économiques (plus pragmatiques).
    Elle est utile en matière de recherche fondamentale (horizon >5 ans), peu efficace en recherche appliquée (horizon 2-5 ans) et « hors sujet » en deçà de ces délais.
    Ce contexte est souvent propice à l’expression initiale des « gourous » qui disposent de la « vision du futur » (ou de bons appuis politiques) et nécessite de parier sur le futur.
    L’histoire nous enseigne que la majorité de ces prédictions sont souvent réfutées par la suite…
    Les réponses jugées les plus pertinentes (ou les mieux soutenues) sont alors utilisées comme objectifs et la politique mise en œuvre s’attache à définir les réponses – souvent normalisées ou standardisées - permettant de passer des « savoirs et moyens existants » aux « projections retenues comme objectifs ».
    Cette approche peut brider la créativité de certains concepteurs mais permet à tout un écosystème (officines de R&D, grands acteurs économiques, spécialistes du lobbying, associations, organismes de normalisation, etc.) de prospérer et (sur)vivre.
    Elle occulte néanmoins une réalité souvent observée : celle de l’émergence d’innovations latentes qui créent des ruptures et se traduisent – dans le secteur marchand – par des success stories et des « standards de fait » (je ne donnerai pas de noms).

    Je cite pour l’exemple l’analogie suivante : « Un enfant naît en 1950. Ses parents prédisent qu’il voudra devenir écrivain. Ils mettent donc tout en œuvre pour améliorer les moyens existants : stylo encre, papier, etc. En 1978, l’ordinateur se généralise et, qui plus est, l’enfant préfère danser plutôt qu’écrire des romans… »

    2)
    La seconde, plus pragmatique, consiste à faire observer par des experts objectifs les développements déjà engagés par les acteurs de l’Internet (acteurs directs et indirects).
    En fonction de la pertinence de ces développements et selon un constat « a posteriori » (et non « a priori »), il s’agit donc de verser des aides adaptées (déconnectées de tout clientélisme ou lobbying) et se référant à une grille de lecture faisant référence (système de valeurs communes).
    Il ne s’agit là que de favoriser des évolutions « systémiques » (ou Darwiniennes) de sélection et d’auto-organisation naturelles : les idées inadaptées ou farfelues disparaissant d’elles-mêmes.
    Cette réponse (approche) est plus axée sur les écosystèmes relatifs à l’entrepreneuriat et un peu moins sur ceux qui relèvent de la « voyance ».

    En parallèle, la question à poser n’est pas :

    « Que deviendra l’Internet dans X années » ?

    Mais :

    « Comment, en avançant, nous allons identifier les bonnes opportunités et gérer la cohésion d’ensemble (sécurité, déontologie, …) » ?
    Pour les lecteurs empreints de « systémique », la question est donc « comment allons-nous piloter (gérer, assister…) l’auto-développement de l’Internet » ?

    Je reprends, pour l’exemple, l’analogie suivante : « Comment – en tant que parents – allons-nous piloter (assister) le développement de notre enfant ? Quelles valeurs allons-nous lui transmettre ? Comment allons-nous développer ses capacité d’adaptation ?, … »

    Notre objectif est en effet de l’autonomiser afin pour qu’il puisse donner, une fois adulte, le meilleur de lui-même…

    Philippe GAUTIER (www.business2any.com)