vendredi 20 octobre 2017

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Entreprises : gare aux espions

Marine Legrand, Le Parisien

lundi 25 mai 2009, sélectionné par Spyworld

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Avec plus de 400 000 visiteurs attendus au Salon du Bourget, les entreprises sont exposées au risque d’espionnage industriel. La préfecture leur propose des formations gratuites.

Des espions qui épient les stands des entreprises seine-et-marnaises au Salon aéronautique du Bourget, du 15 au 21 juin. Pour éviter ce scénario noir, les renseignements intérieurs (NDLR : ex-DST et ex-renseignements généraux) viennent d’inviter 25 industriels du département à une réunion d’information antiespionnage. Et des formations gratuites sont proposées avant une participation à un salon*. Une première du genre en Seine-et-Marne.

Il faut dire que le Salon du Bourget est un événement à haut risque côté pillage industriel : « On y attend près de 400 000 spectateurs et 2 000 exposants du secteur espace et aéronautique », rappelle le commissaire Pierre Cruciani, directeur départemental des renseignements intérieurs (DDRI). « On y craint le vol d’ordinateurs, de clés USB, d’échantillons, d’informations stratégiques, comme les fichiers clients, etc. Nous voulons protéger le savoir-faire et les emplois français. En Seine-et-Marne, l’aéronautique est le premier secteur industriel générateur d’emplois. »

Son cauchemar ? « La tentative de sabotage d’un prototype destiné à une démonstration. C’est déjà arrivé sur un autre salon. » Les conséquences du pillage peuvent aussi se constater à plus long terme : les entreprises risquent de se faire copier un brevet, de voir un nouveau concurrent apparaître avec un produit similaire, mais à un prix inférieur. Et, au final, de voir leurs commandes s’assécher.

Sur les 25 invités à cette première réunion, une douzaine d’entreprises a répondu présent. Elle a appris les règles de base de sécurité à adopter sur ce type de salon (lire notre encadré). « Les personnels tenant les stands ne savent pas forcément qu’ils ne doivent pas parler de tel matériel en développement ou de la volonté d’expansion de leur société à l’étranger, par exemple », illustre le directeur de la DDRI. « Il ne faut pas céder à la paranoïa, mais il ne faut pas non plus faire preuve de naïveté excessive », conclut le commissaire Cruciani.

* Les entreprises intéressées par une formation gratuite contre l’espionnage industriel peuvent appeler au 01.60.56.69.63.


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