jeudi 14 décembre 2017

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La Corée du Nord lance un cinquième missile

J.C., le Figaro, avec AFP et AP

mercredi 27 mai 2009, sélectionné par Spyworld

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Pyongyang, qui menace désormais la Corée du Sud de riposte militaire, aurait également relancé l’activité de son usine d’extraction du plutonium.

Un cinquième missile en trois jours. La Corée du Nord poursuit ses bras d’honneur à la communauté internationale. Mercredi, le régime communiste, largement condamné pour son essai nucléaire de lundi, a procédé un nouveau tir de missile à courte portée dans la mer Jaune, selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, qui cite une source gouvernementale.

La veille, Pyongyang avait déjà lancé deux engins - un missile sol-air et un autre sol-mer - alors même que le Conseil prépare une résolution devant comporter de nouvelles sanctions contre le régime. Lundi, deux missiles - et non trois comme annoncé précédemment - avaient déjà été tirés, selon Séoul.

Autre provocation de taille : comme elle l’avait annoncé pour protester contre les critiques émises après le lancement d’une fusée le 5 avril dernier, la Corée du Nord aurait également redémarré son usine d’extraction de plutonium sur le complexe de Yongbyon. Le quotidien sud-coréen, à grand tirage « Chosun Ilbo », qui cite une source gouvernementale, affirme que les satellites américains ont détecté de la vapeur sortant de cette unité de retraitement de la principale centrale nucléaire nord-coréenne.

Enfin, le régime de Kim Jong-Il a menacé sa voisine du Sud d’une « réponse militaire forte et immédiate », mercredi, au lendemain de l’adhésion de Séoul à l’Initiative de sécurité anti-prolifération (PSI). Cette initiative, lancée par l’administration Bush le 31 mai 2003, tente d’empêcher les Etats tels que l’Iran et la Corée du Nord de se procurer des armes de destruction massive (ADM), leurs vecteurs et les matériels connexes. Jusqu’à présent la Corée du Sud n’avait qu’un statut d’observateur au PSI, mais a souhaité en devenir membre à part entière, après le nouvel essai nucléaire nord-coréen de lundi.

« La péninsule va revenir à un état de guerre »

Or, Pyongyang avait prévenu dernièrement qu’une telle participation au PSI serait considérée comme une déclaration de guerre. Le régime a donc déclaré dans la foulée ne plus être lié par l’armistice de 1953 ayant mis fin à la guerre de Corée et a averti qu’elle ne garantissait pas la sécurité des navires sur sa côte ouest. Dans ces conditions, « la péninsule coréenne va revenir à un état de guerre », a prévenu l’armée. « Ceux qui nous ont provoqués vont devoir affronter une sanction sans pitié et inimaginable », ajoute-t-on.

Les relations entre les deux voisins coréens, toujours officiellement en état de guerre depuis le sanglant conflit de 1950-53, se sont détériorées depuis l’arrivée au pouvoir à Séoul en février 2008 de Lee Myung-bak régulièrement qualifié de « traître » par le régime nord-coréen.

Rompant avec la ligne conciliante de ses prédécesseurs, le président sud-coréen prône une ligne ferme envers le Nord et soumet notamment l’aide de son pays à des progrès tangibles dans le processus de dénucléarisation.


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