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L’armée française examine des prototypes de mini-drones pour les combats de rue

AFP

vendredi 29 mai 2009, sélectionné par Spyworld

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L’armée française veut se doter d’ici 2015 de mini-drones pour permettre à des militaires sur le terrain d’effectuer des repérages de cibles et de dangers dans des villes truffées d’obstacles et d’angles morts.

"Nous recherchons des mini-drones pour des gens qui sont au contact, qui cherchent à avoir une vision de leur espace de combat en zone suburbaine ou urbaine", a expliqué le commandant Marc Grozel, spécialiste des drones de l’Armée de terre, à l’occasion de la remise des prix du Challenge Minidrones mardi à Meudon, près de Paris.

Pour la deuxième édition de ce concours organisé par l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (Onera), une douzaine d’équipes d’étudiants et d’enseignants d’écoles d’ingénieurs ont conçu des engins d’une envergure inférieure à 70 cm capables d’emmener une caméra et d’évoluer hors de la vue du pilote.

Ces appareils sont beaucoup plus légers (1,5 kg) que les drones de reconnaissance au contact (DRAC) d’un poids de 8 kg et d’une envergure d’un mètre cinquante qui ont commencé à être livrés à l’armée française en 2008.

Les prototypes de mini-drones présentés à Meudon ressemblent au premier abord à des appareils de modélisme, mais sont plus résistants et leurs fonctionnalités bien plus complexes.

Ils sont notamment capables de décoller et d’atterrir automatiquement à partir de commandes simples et de se maintenir à une hauteur constante par rapport au sol, si le terrain n’est pas trop accidenté.

Le projet Paparazzi de l’Ecole nationale de l’aviation civile (ENAC), un quadrirotor monté sur une structure ultra-résistante et légère en fibre de carbone, a reçu le premier prix doté de 15.000 euros, pour la qualité de son intelligence embarquée utilisant un logiciel open source.

Plus original par sa forme d’étage supérieur de fusée, le projet Vision’Air de l’Institut supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace (ISAE), qui a reçu le deuxième prix (6.000 euros), se distingue par sa capacité à passer sans transition du vol stationnaire à celui d’avancement.

Tous les modèles sont pilotés à partir d’une "station sol", c’est-à-dire un ordinateur équipé d’un écran qui retransmet en temps réel les images filmées par la caméra embarquée du mini-drone.

"Pour être en conformité avec la réglementation française actuelle, les puissances d’émission disponibles à l’intérieur de ces drones sont un petit peu limitées", a expliqué Philippe Leconte, ingénieur à l’Onera et directeur technique du concours.

Pour pallier cette difficulté, les drones doivent être capables de larguer des antennes relais "comme le petit poucet", au cours d’une mission, dont la durée type a été fixée à une demi-heure.

Au cours d’une démonstration, ils ont largué des bouteilles d’eau d’un kilo, représentant 60% de leur poids, pour prouver leur puissance motrice et leur stabilité.

Suite à ce concours qu’elle a financé, la Direction générale pour l’armement veut utiliser les points forts de chaque projet pour développer un modèle produit en série et répondant aux besoins des armées.

Le système devra être à la fois très facile à utiliser, la formation des soldats ne devant pas dépasser trois ou quatre jours, et le coût des drones eux-mêmes ne devra pas dépasser quelques centaines d’euros, étant donné qu’ils peuvent être facilement détruits ou capturés.


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