dimanche 22 octobre 2017

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Cieux moroses pour les 100 ans du Salon du Bourget

AP

lundi 8 juin 2009, sélectionné par Spyworld

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Le 48e Salon du Bourget s’ouvrira lundi prochain dans une atmosphère morose pour l’industrie aéronautique : les grands exposants ont réduit leur espace par souci d’économie, aucune grande nouveauté ne sera dévoilée, deux constructeurs d’avions d’affaires ont fait défection et les organisateurs s’attendent à ce que les commandes soient moins nombreuses que lors du dernier rendez-vous, en 2007.

Pour son centenaire, le Salon international de l’aéronautique et de l’espace espère attirer du 15 au 21 juin prochains à l’aéroport historique du Bourget, au nord-est de Paris, autant de visiteurs que ces dernières années : 150.000 professionnels et près de 200.000 particuliers. Et ce, même si le ciel est moins fréquenté.

"Le transport aérien n’est pas épargné par la crise", a souligné lundi Charles Edelstenne, le président du GIFAS (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) : "2009 sera la première année depuis 2001 (et les attentats du 11-Septembre, NDLR) à afficher un recul du trafic, passager et fret", a-t-il noté lors de la présentation à la presse du 48e Salon du Bourget.

Les catégories Premium étant particulièrement affectées, deux avionneurs d’affaires qui étaient présents lors des précédentes éditions du Salon, Cessna et Gulfstream, ont décidé de ne pas y participer cette année, selon les organisateurs.

Par ailleurs, "tous les grands de l’aéronautique ont réduit leur espace" d’exposition, en louant par exemple moins de chalets que les années précédentes, a observé Louis Le Portz, le commissaire général du Salon, lors de la conférence de presse à Paris.

M. Le Portz assure toutefois que tous les espaces mis à disposition ont trouvé preneur. Les exposants, au nombre de 1.996 en 2007, devraient dépasser le seuil des 2.000 cette année. Quarante-huit pays seront représentés dont, pour la première fois, l’Australie, la Libye, la Lituanie, le Mexique et la Tunisie. Le commissaire général du Salon se félicite aussi de la participation de 1.500 PME, "un nombre record".

En ce qui concerne les commandes, le président du GIFAS remarque qu’il est difficile de comparer des chiffres qui ne sont pas publiés par toutes les compagnies - d’autant que certaines sociétés "gardent sous le coude" des commandes déjà passées pour ne les annoncer que durant le Salon. Charles Edelstenne prédit toutefois que "le score de cette année sera certainement inférieur à celui de 2007".

Du côté des appareils, il n’y aura la semaine prochaine "pas de grande nouveauté", a noté Louis Le Portz. Le Concorde et le Boeing 747 avaient été dévoilés au Bourget en 1969, l’Airbus A380 en 2005 - année de fréquentation record avec près de 500.000 visiteurs en sept jours. Pour la 48e édition, il faudra se contenter de l’avion de transport régional Sukhoï SuperJet 100 et - pour la première fois au salon - de la présentation en vol d’un drone hélicoptère, le Camcopter.

Pour son 100e anniversaire, le Salon met en effet davantage l’accent sur le passé que sur l’avenir. Une piste en herbe a été refaite dans l’espoir, s’il n’y a pas trop de vent, de faire revoler des avions historiques comme le Blériot XI ou le Morane H. Ce spectacle aérien, programmé le samedi et le dimanche, sera ouvert par la Patrouille de France qui n’est pas revenue au Bourget depuis 1975.


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