samedi 21 octobre 2017

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Enquête sur les "sites noirs" de la CIA

Anne-Laure Pham Viet Lac, l’Express, avec Reuters

mercredi 23 novembre 2005, sélectionné par Spyworld

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Le Conseil de l’Europe a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les présumées prisons secrètes de la CIA. L’une d’elles serait située en Pologne ou en Roumanie

Le Conseil de l’Europe vient d’annoncer l’ouverture d’une enquête après les récentes informations suggérant la détention ou le transport secrets de présumés terroristes par la CIA dans des pays membres de l’organisation pan-européenne. Le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Terry Davis, a annoncé que "considérant la nature très sérieuse des allégations, la réponse de l’Europe doit aller au-delà des déclarations politiques". Le dirigeant a donc décidé de faire usage de l’article 52 de la Convention européenne des droits de l’homme en demandant "formellement des informations aux 45 Etats contractants". Il a recommandé aux gouvernements de répondre d’ici le 21 février 2006. Le Conseil de l’Europe regroupe 46 pays dont 45 ont ratifié à ce jour la Convention.

Révélations

Hier, à l’occasion d’une réunion de cette instance à Paris, le rapporteur de la commission des questions juridiques de l’Assemblée parlementaire, Dick Marty, déclarait ne pas disposer à ce stade de preuves de l’existence de ces centres. Le Washington Post faisait état, dans son édition du 2 novembre, d’un réseau de prisons secrètes, ou "sites noirs", gérées par la CIA, dans au moins huit pays, dont un en Europe de l’Est, où des prisonniers seraient interrogés sans la moindre assistance juridique. L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch présume que la Pologne, membre de l’Union européenne, ou la Roumanie, qui ne l’est pas, abrite ce centre. Une allégation vigoureusement démentie par Varsovie et Bucarest.

Si le journal américain refuse, à la demande des autorités américaines, de citer le pays en question, il a en revanche précisé que la CIA dispose de centres de renseignement contre les terroristes (CTIC) en Asie, au Moyen-Orient et en Europe, gérés conjointement avec les services de renseignement locaux, qui sont distincts des prisons secrètes, ou « sites noirs ».

De son côté, la présidence britannique de l’Union européenne a annoncé mardi qu’elle allait rédiger, au nom des 25, une requête pour obtenir des éclaircissements auprès du gouvernement américain.


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