mardi 12 décembre 2017

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Une menace d’attentats "réelle" en France

Nouvelobs.com

mercredi 23 novembre 2005, sélectionné par Spyworld

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Plusieurs attentats auraient été déjoués ces derniers mois. Les députés entament aujourd’hui l’examen du projet de loi antiterroriste de Nicolas Sarkozy.

Le directeur de la DST Pierre de Bousquet de Florian a évoqué mercredi 23 novembre "une menace réelle de projets terroristes" contre la France, citant des cas d’attentats déjoués ces derniers mois. Interrogé sur les propos de Nicolas Sarkozy faisant état de menaces terroristes, le directeur de la DST (direction de la surveillance du territoire) a reconnu sur RTL qu"’il s’agit malheureusement d’une vraie préoccupation". La menace est "réelle à la fois parce qu’un certain nombre d’organisations nous ont désigné comme ennemis et d’autre part, parce que nos propres investigations nous révèlent, chaque jour un peu plus, que des réseaux déjà constitués sont à l’oeuvre pour bâtir des projets terroristes hostile à notre pays", a-t-il expliqué. "Nous avons, au mois de juillet dernier, arrêté à Montpellier un individu avec son entourage, qui rentrait de Syrie avec la volonté de commettre un attentat en Italie mais vraisemblablement plutôt en France", a notamment précisé Pierre de Bousquet de Florian.

"Nous avons démantelé fin septembre, début octobre une cellule autour de Trappes (Yvelines), dont très clairement le but avoué était de commettre des attentats importants en France", a-t-il souligné.

6 jours de garde à vue

Les députés entament mercredi l’examen en première lecture du projet de loi antiterroriste de Nicolas Sarkozy, rédigé dans la foulée du quadruple attentat de Londres du 7 juillet dernier. Dénoncé comme liberticide, ce texte que les députés devraient encore durcir prévoit notamment un développement de la vidéosurveillance. Déclaré en urgence par le gouvernement, ce projet de loi doit être voté par les députés mardi prochain et examiné en décembre au Sénat, pour être définitivement adopté par le Parlement avant la fin de l’année. Interrogé sur un des amendements à ce projet de loi qui propose la prolongation de quatre à six jours de la garde à vue dans les affaires de terrorisme, Pierre de Bousquet de Florian a déclaré espérer que cet amendement soit adopté : "C’est nécessaire. Ce serait d’une grande utilité : pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui les enquêtes que nous menons (...) se développent largement sur un plan international et, quand il nous faut très rapidement réunir ces éléments qui viennent de l’étranger, six jours c’est mieux que quatre", a encore dit le patron de la DST.

"Pas lié aux violences urbaines"

Pierre de Bousquet de Florian a également estimé que l’islamisme "n’est pas lié aux événements dans les banlieues" françaises. "Nous n’avons pas constaté" d’influence d’un islamisme radical dans les violences urbaines qui ont secoué la France pendant une vingtaine de jours, a déclaré sur RTL le directeur de la DST. "Certains de nos ’clients’ ont observé avec sympathie ce mouvement mais ce n’est pas leur combat : ils ne s’y sont pas impliqués", a expliqué Pierre de Bousquet de Florian, assurant que "l’islamisme n’est pas lié aux événements dans les banlieues : il faut rechercher d’autres causes".


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