vendredi 15 décembre 2017

Accueil du site > Renseignement > International > Koweït : un député accuse un ministre d’espionner les (...)

Koweït : un député accuse un ministre d’espionner les parlementaires

AFP

mardi 23 juin 2009, sélectionné par Spyworld

logo

Un député de l’opposition koweïtienne a accusé mardi le ministre de l’Intérieur d’avoir ordonné l’installation d’une caméra ultra-perfectionnée devant le siège du Parlement pour espionner les députés.

L’accusation a été formulée lors d’une audition au Parlement du ministre de l’Intérieur, cheikh Jaber Khaled al-Sabah, un membre de la famille régnante.

Mussallam al-Barrak, membre du Bloc de l’action populaire, un groupe nationaliste, a ajouté que la caméra était destinée aussi à surveiller les rassemblements populaires devant le Parlement.

"La caméra est tellement perfectionnée qu’elle peut surveiller les bureaux des députés à l’intérieur du Parlement", a-t-il encore dit.

Il a également accusé le ministre de gaspiller les fonds publics en accordant un contrat de 19 millions de dollars à une compagnie locale privée en violation de la loi, estimant que ce montant était exagéré.

M. Barrak lui a reproché aussi d’avoir failli à prévenir l’achat de voix lors du scrutin législatif du 16 mai.

Intervenant, le ministre s’est défendu des accusations formulées à son encontre.

Il a affirmé que la caméra incriminée et d’autres caméras avaient été installées dans plusieurs lieux publics pour des raisons de sécurité et non à des fins d’espionnage. "Les caméras ne sont pas destinées à l’espionnage mais à la protection du public", a-t-il dit.

Il a en outre nié avoir été impliqué dans une quelconque malversation financière, soulignant qu’il avait soumis le contrat controversé invoqué au procureur général pour enquête avant même que la demande d’interrogatoire ne soit présentée au Parlement au début du mois.

C’est le premier interrogatoire d’un ministre introduit devant le nouveau parlement.

Le Koweït, un riche émirat pétrolier du Golfe, a été frappé par une série de crises politiques qui, en trois ans, ont provoqué la démission de cinq gouvernements et la dissolution du Parlement à trois reprises.

Quatre Koweïtiennes ont été élues lors des dernières législatives, marquant l’entrée de femmes pour la première fois au Parlement. Les islamistes ont perdu la moitié de leurs représentants lors du scrutin.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :