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Le chef d’état-major américain attendu à Moscou, défense antimissile au menu

AFP

jeudi 25 juin 2009, sélectionné par Spyworld

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Le chef d’état-major interarmées américain, Michael Mullen, doit s’envoler mercredi pour Moscou pour une visite officielle au cours de laquelle il discutera du projet américain de déployer son bouclier antimissile en Europe de l’Est, auquel la Russie est fermement opposée.

Pour rallier la Russie à ce projet, les Etats-Unis envisagent désormais d’intégrer deux radars russes à leur système, d’après les récents propos de responsables et parlementaires américains.

"Nous nous attendons à ce que la défense antimissile fasse partie des discussions" prévues "en fin de semaine" entre le chef d’état-major américain et son homologue russe, le général Nikolaï Makarov, a indiqué mercredi à l’AFP le porte-parole de l’amiral Mullen, John Kirby.

"Nous avons des intérêts communs avec la Russie, sur l’Afghanistan, la piraterie ou la lutte antiterroriste", mais "il existe d’autres sujets sur lesquels il est encore possible d’améliorer le dialogue et la coopération, et la défense antimissile en fait partie", a-t-il ajouté.

Le projet américain, lancé par l’administration de George W. Bush, prévoit le déploiement d’ici à 2012 en Pologne de dix intercepteurs de missiles balistiques à longue portée, couplés avec un puissant radar en République tchèque.

Ce bouclier est perçu comme une menace par Moscou alors que Washington assure que ce système vise à protéger le monde de pays "voyous" comme l’Iran.

A la recherche d’un compromis, les deux pays discutent désormais d’intégrer deux radars russes au système est-européen.

Mi-juin, lors d’une audition au Congrès, le sénateur Carl Levin a évoqué des discussions en cours sur l’utilisation d’un radar basé à Gabala en Azerbaïdjan, comme le propose Moscou de longue date, mais aussi d’un radar situé à Armavir, dans le sud de la Russie.

Le chef de l’Agence de défense antimissile, le général Patrick O’Reilly, a rétorqué que ces deux radars russes étaient capables de fournir des données qui "contribueraient de manière significative au développement de notre défense antimissile".

Interrogé mercredi sur cette option, le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, a précisé que "ce système viendrait en complément de ce que nous avons prévu avec les Polonais et les Tchèques", et n’était pas prévu en remplacement du projet actuel.

Le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski s’est dit ouvert à l’installation en Russie d’éléments de l’éventuel bouclier antimissile américain en Europe de l’Est, dans une interview publiée mardi en Pologne.

"Nous n’y voyons pas de mal", a déclaré le ministre, interrogé sur l’hypothèse d’installer des éléments du système en Russie.

La visite à Moscou de l’amiral Mullen précèdera de peu celle du président américain Barack Obama, qui doit se rendre en Russie du 6 au 8 juillet.

Le chef d’état-major américain doit ensuite faire escale à Varsovie, avant d’assister mardi en Allemagne au changement de commandant à la tête des forces américaines en Europe.


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