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Les utilisateurs de réseaux sociaux sont peu prudents... un risque pour l’entreprise

Gilbert Kallenborn, 01net

mardi 30 juin 2009, sélectionné par Spyworld

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Deux études démontrent que, si les risques du réseautage en ligne sont assez connus, ils ne sont cependant pas toujours pris en compte, en particulier dans l’entreprise.

De plus en plus nombreux, les utilisateurs de réseaux sociaux n’ont pas toujours suffisamment conscience des risques liés à ces nouveaux services en ligne, surtout lorsque ceux-ci pénètrent dans l’univers professionnel. C’est ce qui ressort de deux études récentes sur le sujet, l’une conduite par l’éditeur Webroot, l’autre par le cabinet Deloitte.

Après avoir interrogé 1 100 utilisateurs de Facebook, LinkedIn, MySpace et Twitter, Webroot constate que leur comportement est trop imprudent et que leurs informations ne sont pas assez protégées. Ce qui laisse le champ libre à l’ingénierie sociale et à l’escroquerie. Ainsi, un quart des personnes interrogées acceptent des invitations de personnes inconnues, et la moitié ne savent pas quel est le degré de visibilité de leurs données. D’ailleurs, dans deux tiers des cas, les données personnelles sont indexées par le moteur de recherche Google.

Pour Deloitte, qui a interrogé plus de 2 000 personnes, ce laisser-faire peut se révéler néfaste pour l’entreprise. Au sein des réseaux, la réputation et l’image de marque d’une société peuvent être facilement altérées. Pour autant, peu de moyens sont mis en œuvre pour empêcher cela, aussi bien du côté des employés que de celui des managers. Employés et managers laissent faire

Ainsi, alors que 74 % des employés interrogés ont une bonne connaissance des risques liés aux réseaux sociaux, 49 % disent qu’ils ne changeront pas leur comportement si leur entreprise veut imposer des règles de bonne conduite sur la Toile. Il faut dire que la pression coercitive n’est pas vraiment à l’ordre du jour dans les bureaux : de telles règles n’ont été formalisées que dans 22 % des sociétés.

Le problème, c’est que les managers eux-mêmes sont laxistes. Pour un tiers d’entre eux, les réseaux sociaux font partie de la stratégie commerciale. Mais seuls 17 % cogitent sur la manière d’évaluer et de contrôler les risques des réseaux sociaux pour l’image de l’entreprise.

Du coup, en l’absence de contrôle, les problèmes sont réglés brutalement, par des licenciements. Ainsi, 7 % des employés intérrogés disent qu’au moins un de leurs collègues a dû partir pendant les six derniers mois pour « mauvais comportement sur le Web ».


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