dimanche 22 octobre 2017

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« Des missions centrées sur le renseignement »

Midilibre.com

jeudi 2 juillet 2009, sélectionné par Spyworld

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Tendu ? « Non, plutôt soulagé. » Pour le colonel Durieux, chef de corps du 2 e régiment étranger d’infanterie et futur commandant des 800 hommes du bataillon français en Afghanistan (dont 600 légionnaires nîmois), le départ de ses troupes pour Kaboul sonne la fin de longs mois de préparation et le début d’une mission frappée du double sceau « de la sérénité et de la détermination ».

Accueilli par son prédécesseur, le chef de corps du 1 er Régiment d’infanterie qui lui passera le témoin et « les dernières consignes » après deux jours passés ensemble, le colonel Durieux entend entrer vite de plain-pied dans son mandat. Une rapidité de mise en oeuvre rendue possible par une dernière reconnaissance il y a peu sur le terrain, « qui a permis de donner les orientations de la mission avant même d’arriver sur place ».

Dès la passation de commandement, aujourd’hui, le commandant du bataillon français s’attellera à des missions qui seront « beaucoup centrées sur le renseignement pour pouvoir soutenir efficacement les forces afghanes en vue de l’après-élection présidentielle (prévue fin août), tout en poursuivant le contrôle de zone et la sécurisation. » Car les militaires nîmois arrivent en Afghanistan l’été, « saison où traditionnellement il y a un regain d’activité des insurgés ». Lié aussi à l’approche de la présidentielle ? « Rien ne permet de le dire pour l’heure, on va voir sur place », explique le colonel Durieux, qui s’est déjà fait sa "feuille de route". « Mon premier souci, c’est de me rendre sur l’ensemble de la zone d’action, pour constater par moi-même. Ensuite, je chercherai à rencontrer les principaux responsables civils et militaires afghans. » Car l’objectif sans cesse répété et martelé n’est pas de faire la guerre en Afghanistan, mais d’aider le pays à prendre son destin en main.

C’est pourquoi l’armée française consent, contrairement à ce qu’a déclaré un général américain quant au manque d’engagement européen en Afghanistan, « un effort significatif là-bas, le plus important depuis ces dix dernières années », affirme le colonel Durieux, pour qui les propos du militaire américain « ne sauraient engager le gouvernement des Etats-Unis ».


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