mardi 17 octobre 2017

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Visite éclair de François Fillon à Bagdad

Nouvelobs.com

jeudi 2 juillet 2009, sélectionné par Spyworld

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Plusieurs accords doivent être signés à l’occasion de cette visite d’une journée du Premier ministre dans la capitale irakienne.

François Fillon est arrivé à Bagdad, jeudi matin 2 juillet, pour une visite éclair d’une journée. Il fait ce voyage à la tête d’une délégation de plusieurs chefs d’entreprise français. Le Premier ministre et sa délégation ont été accueillis par le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, avec lequel François Fillon s’est ensuite entretenu.

Selon un communiqué de Matignon, "plusieurs accords seront signés à l’occasion de cette visite dont le principe avait été arrêté par Nicolas Sarkozy lors de son déplacement en Irak le 10 février dernier.

Le Premier ministre français doit se rendre dans l’après-midi à Souleymanieh, dans le kurdistan irakien où il sera reçu par le président Djalal Talabani.

La délégation qui accompagne François Fillon est composée d’une trentaine de personnes, parmi lesquelles Christine Lagarde, la dirigeante du Medef (patrons français) Laurence Parisot, Louis Gallois, patron d’EADS, Bruno Lafont, PDG de Lafarge, Henri Lachmann président du conseil de surveillance de Schneider, Christophe de Margerie, directeur général de Total, Henri Proglio, PDG d’Eolia, Jean-Louis Chaussade, directeur général Suez environnement.

Intensification entre Paris et Bagdad

Cette visite intervient quelques jours après le retrait des troupes américaines des grandes villes irakiennes et alors que Paris négocie avec Bagdad plusieurs contrats d’armement et de coopération dans le domaine civil.

Nicolas Sarkozy s’était rendu en Irak le 10 février. Il était le premier chef d’Etat français à se rendre dans ce pays depuis sa création en 1921 et premier dirigeant européen à faire le déplacement depuis le renversement de Saddam Hussein par l’armée américaine, en 2003. Il avait exhorté les entreprises françaises à investir dans le pays, marquant le retour de la France sur ce territoire dont elle fut l’un des principaux partenaires économiques avant de le déserter pendant près de 20 ans, pour cause d’embargo international et d’insécurité.

L’intensification des relations entre Paris et Bagdad s’est notamment traduite en mars dernier par l’achat de 24 hélicoptères militaires par l’Irak, premier contrat d’armement entre les deux nations depuis 1990.

La manne pétrolière irakienne

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki s’est lui aussi rendu à Paris en mai dernier. Il s’était voulu rassurant sur la stabilité de son pays, malgré la poussée de violence enregistrée ces dernières semaines, indiquant que "tous les domaines" étaient "ouverts aux sociétés françaises".

Comptant sur la manne pétrolière pour financer sa reconstruction, l’Irak a ouvert pour la première fois cette semaine l’exploitation de plusieurs de ses champs pétroliers et gaziers à des companies internationales. Mais en répondant aux appels d’offres, la plupart d’entre-elles ont jugé insuffisantes les rémunérations offertes par les autorités irakiennes. Christophe de Margerie (Total), qui cherche aussi à obtenir un contrat pour exploiter le pétrole irakien, avait rencontré le 10 juin Nouri al-Maliki.


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