dimanche 10 décembre 2017

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La Française détenue en Iran diplômée de sciences politiques à Lille

AFP

mardi 7 juillet 2009, sélectionné par Spyworld

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L’universitaire Clotilde Reiss, 23 ans, accusée d’espionnage et détenue à la prison d’Evine à Téhéran, a été diplômée en 2008 de l’Institut d’études politiques (IEP) de Lille avec un master de politique comparée après un mémoire sur l’Iran, a indiqué mardi l’école lilloise.

Le directeur de l’IEP de Lille Pierre Mathiot s’est indigné de sa détention au cours d’un point de presse : "Etre emprisonnée pour avoir seulement transmis des informations, cela paraît ahurissant, décalé, disproportionné".

"C’était une étudiante déterminée et passionnée. Excellente élève, elle a eu toutes ses années avec mention", a précisé le directeur des études de l’IEP, Benoît Lengaigne.

Son mémoire de fin d’études était intitulé : "Système éducatif en Iran, la révolution islamique à l’école (Etude des manuels d’instruction sociale du cycle primaire en Iran de la révolution islamique à aujourd’hui)".

"A priori, elle parle bien le farsi, parce qu’elle cite des manuels iraniens qu’elle a traduits dans son mémoire", a précisé M. Mathiot.

Selon lui, elle est partie en Iran en février 2009 avec une bourse de l’IFRI (Institut français de recherche en Iran).

"Elle s’est débrouillée pour avoir un job de lectrice à l’université pour pouvoir rester là-bas", a-t-il ajouté. Clotilde était lectrice de français à l’université d’Ispahan (Iran) et a été arrêtée mercredi à l’aéroport de Téhéran alors qu’elle était sur le chemin du retour, via Beyrouth.

Selon une étudiante de l’IEP d’origine iranienne - ayant requis l’anonymat - et qui a pris des cours de persan il y a deux ans avec elle, c’était une "jeune femme très engagée et passionnée par l’Iran où elle avait déjà effectué plusieurs voyages".

Le quai d’Orsay avait révélé lundi soir la détention de l’universitaire et indiqué que l’ambassadeur d’Iran à Paris avait été convoqué. Selon une source diplomatique, elle aurait participé à des manifestations à Ispahan après la réélection contestée du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, pris des photos et envoyé un courriel privé à un ami à Téhéran.

Nicolas Sarkozy a exigé mardi sa libération "à très bref délai", qualifiant les accusations lancées contre elle par les autorités de Téhéran de "hautement fantaisistes".

"Je le dis de la façon la plus claire et la plus simple, nous exigeons la libération de notre compatriote. Ces accusations d’espionnage sont hautement fantaisistes, n’ont pas lieu d’être", a indiqué le président français lors d’une conférence de presse avec son homologue brésilien Inacio Lula da Silva.

"Je ne veux pas douter un seul instant qu’elle sera libérée à très bref délai. Ce ne sont pas des méthodes", a ajouté M. Sarkozy.


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