mardi 17 octobre 2017

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Nicolas Sarkozy cherche à rassurer l’armée

Le Monde, avec AFP et Reuters

mardi 14 juillet 2009, sélectionné par Spyworld

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Le budget de la défense ne pâtira pas de la crise économique et financière actuelle, jure Nicolas Sarkozy à l’occasion du 14-Juillet. "On ne peut pas rogner sur la sécurité de la France. Ce n’est pas possible", déclare le président français dans un entretien mené par Michel Drucker sur France 2 pour une émission sur les armées françaises diffusée mardi soir.

Il promet également de ne ménager aucun effort pour que la France "sorte le plus vite possible" de la crise, tout en en affirmant que "diriger un pays qui est en récession de 3 % (…), c’est très lourd". Nicolas Sarkozy rappelle que le gouvernement a décidé de consacrer 377 milliards d’euros sur les douze prochaines années à la modernisation des équipements des armées. Cependant, il n’évoque pas les réductions d’effectifs, auxquelles les forces armées françaises n’échappent pas.

La loi de programmation militaire 2009-2014, votée en juin par l’Assemblée nationale et qui sera examinée mercredi par le Sénat, prévoit la suppression de 54 000 emplois militaires et civils sur 320 000. Nicolas Sarkozy s’efforce d’apaiser les états d’âme de militaires agacés de servir de variable d’ajustement des dépenses publiques et leur adresse un "message de confiance". "L’armée française, des plus haut gradés au plus simple soldat, a fait un travail de modernisation sans précédent", dit-il. Une priorité "absolue" sera accordée à tout ce qui touche au renseignement, notamment les drones, afin que la France puisse "disposer des renseignements qui lui sont nécessaires pour prendre des décisions stratégiques", précise-t-il.

Le gouvernement entend également donner la priorité à la protection des soldats, ajoute le président de la République, qui rappelle que dix militaires français ont été tués en août 2008 lors d’une embuscade en Afghanistan. "Je ne peux pas oublier qu’il y a un an, pratiquement jour pour jour (...), dix de nos jeunes soldats mouraient en Afghanistan, et mon devoir de chef des armées c’est de faire en sorte que nos hommes bénéficient de toutes les protections modernes pour faire le travail que nous leur demandons de faire", poursuit Nicolas Sarkozy.


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