vendredi 15 décembre 2017

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Patrick Pailloux, ANSSI : "recruter des jeunes permet de rester à jour"

Matthieu Dailly, NetEco.com

jeudi 16 juillet 2009, sélectionné par Spyworld

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Patrick Pailloux est l’actuel Directeur général de l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) (ex-Direction centrale de la Securité des Systèmes d’Information). Dans cet entretien, il revient sur son parcours, son environnement de travail et les défis qui l’attendent.

MD - Patrick Pailloux, bonjour. Comment êtes-vous arrivé à ce poste stratégique ? Est-ce une vocation ?

PP - Je suis entré à Polytechnique en 1986, puis je me suis rapidement orienté vers Télécom Paris. Dès le début, j’étais passionné pour les technologies de l’information et de la communication (TIC). Ensuite j’ai suivi une carrière de haut fonctionnaire en tant qu’ingénieur général des mines avant d’exercer des fonctions opérationnelles chez France Télécom. Ce n’est qu’après que je suis entré au ministère de la Défense, poussé par l’envie de servir mon pays. Ce qui me plaisait, c’était l’aspect novateur de toutes ces techniques. Des livres sur les stratégies militaires il y en existe des tonnes, mais en ce qui concerne la cyberdéfense, il n’y avait, à l’époque, quasiment rien. Fin 2007, j’ai été nommé à la tête de l’ex-Direction centrale de la Sécurité des Systèmes d’Information, après avoir été, un temps, conseiller des Affaires scientifiques et techniques.

MD - Comment décrieriez-vous votre environnement de travail ?

PP - Pour le moment, nous sommes à l’Hôtel national des Invalides, dans des bureaux classiques, mais les choses vont changer. Personnellement j’utilise deux ordinateurs, deux systèmes de téléphonie fixe et des moyens mobiles. Bientôt, notre nouveau centre de cyberdéfense sera équipé comme un véritable centre opérationnel, avec écran géant et tout ce que vous pouvez imaginer...

MD - Des systèmes de téléprésence ?

PP - Nous n’en faisons pas usage, mais nous en produisons effectivement. Ce sont des produits sécurisés, conçus pour les besoins du Secret Défense, mais pas pour le secteur privé. Nous ne les développons pas pour les vendre, mais plutôt pour en faire profiter la communauté.

MD - Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté ?

PP - Restons humbles, la société de l’information avance très vite. Il est très vraisemblable que nous allons être obligés d’évoluer tout comme nos alliés avec lesquels nous travaillons en permanence. Nous ne pouvons pas stagner pendant des années. Pour cela, il va aussi falloir recruter des jeunes, qui restent naturellement « à jour techniquement ». Reste que le développement des capacités de défense est tout sauf un sujet facile. Organiser la Défense informatique nécessite une sensibilisation accrue du plus grand nombre (NDLR : on en est loin). Il faut jouer sur l’effet générationnel. L’enjeu est considérable.

MD - Vous abordez l’aspect défensif dans la guerre cybernétique, mais qu’en est-il de l’aspect offensif évoqué dans le Livre blanc sur la Défense nationale ?

PP - Ce sujet ne m’appartient pas.


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2 Messages de forum

  • Sans doute que les "vieux", ils sont trop bêtes pour ce monsieur ?

    il faudrait qu’il pense que même s’il est polytechnicien, il vieillira...

  • Recruter des "jeunes" permet aussi de mieux les manipuler puis d’éradiquer dans un même temps les plus agés trop expérimentés connaissant les rouages de l’information dans les coulisses et qui pensent trop au gout de "certains décideurs" !!décideurs et donneurs d’ordres qui sont le plus souvent âgés non !!

    c’est en l’espéce une forme discriminatoire que de préférer uniquement des jeunes en matière de "recrutement" via des prétexes relatifs à des nécessités du moment dont les causes à effets sont plus que discutables dans ce domaine .

    il existe pourtant dans ce bas monde toute une variété d’individus de tout âge disposant de compétences suffisantes en matière des systémes de l’information ils ne sont pas recrutés pour autant....les mentalités sont vraiment à faire changer .