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Otages français en Somalie : le contact est rompu

Nouvelobs.com, avec AFP

dimanche 19 juillet 2009, sélectionné par Spyworld

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C’est ce qu’a indiqué un responsable somalien, qui ajoute que dès lors "les espoirs de négociation diminuent". Peu avant cette annonce, Claude Guéant avait pourtant affirmé que les ravisseurs étaient "prêts à discuter".

Tous les contacts entre les autorités somaliennes et les extrémistes islamistes qui détiennent deux agents des services de renseignement français ont été rompus dimanche 19 juillet, a déclaré à l’AFP un haut responsable des services de sécurité somaliens qui témoignait sous couvert d’anonymat.

Selon cette même source "tous les contacts avec les ravisseurs" étant "rompus", "les espoirs de négociation pour libérer les otages français diminuent". "Le gouvernement ne sait pas où se trouvent les deux" hommes, a-t-il ajouté.

"Des nouvelles rassurantes"

Peu avant cette annonce, Claude Guéant, invité du "Grand rendez-vous" Europe1/Le Parisien, avait pourtant affirmé avoir eu "des nouvelles rassurantes" des deux hommes. Le secrétaire général de l’Elysée avait précisé que les deux Français étaient "en vie" et "bien traités".

Il a souligné que les autorités françaises sont "submergées par une profusion d’informations contradictoires". Il visait là essentiellement l’information selon laquelle les deux agents seraient "jugés bientôt selon la loi coranique", rapportée par l’AFP qui citait le témoignage anonyme d’un haut responsable des extrémistes islamistes somaliens des shebab.

Pour Claude Guéant rien ne permet de penser que cette information soit vraie.

Les ravisseurs sont "prêts à discuter"

Le secrétaire général de l’Elysée a également ajouté que les ravisseurs sont "prêts à discuter".

Même si les "messages passent", "les négociations ne sont pas engagées à proprement parler", a-t-il admis.

Les deux agents français ont été enlevés mardi dans leur hôtel à Mogadiscio. Ils sont désormais aux mains d’un seul groupe, les shebab, des islamistes radicaux. Ces deux agents, "mis à disposition par la Défense", participaient à la préparation "d’un groupe pour assurer la sécurité du président somalien", a précisé Claude Guéant.

"Les efforts pour joindre les ravisseurs arrivent à leur terme"

De son côté, un responsable de la police de Mogadiscio, Mohamed Adan, a déclaré que "tous les efforts pour joindre les ravisseurs arrivent à leur terme".

"Nous n’avons pas plus d’information sur les otages et nous croyons qu’ils ne sont plus à Mogadiscio ; tous les efforts pour joindre les ravisseurs arrivent à leur terme en raison de la décision des ravisseurs d’amener les otages devant un tribunal islamique", a-t-il déclaré.

Les enlèvements sont courants en Somalie

Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, avant des demandes de rançon. Les insurgés islamistes mènent une offensive sans précédent pour renverser le gouvernement somalien de transition soutenu par la communauté internationale.

Journalistes et humanitaires sont particulièrement visés par ces enlèvements majoritairement crapuleux.

Dernière de cette série d’enlèvements, trois employés étrangers d’une organisation humanitaire ont été kidnappés dans la nuit de vendredi à samedi au Kenya près de la frontière somalienne par des hommes armés qui les ont aussitôt emmenés en Somalie.


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