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Mahmoud Ahmadinejad évince le ministre du Renseignement

Reuters

lundi 27 juillet 2009, sélectionné par Spyworld

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Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a évincé les ministres du Renseignement, Gholamhossein Mohseni-Ejei, et de la Culture et de l’Orientation islamique, Mohammad Hossein Saffaire-Harandi, rapporte l’agence de presse officieuse Mehr.

Ces deux ministres avaient été en désaccord avec le chef de l’Etat au sujet de sa décision de nommer premier vice-président Esfandiar Rahim Mashaie, un de ses proches qui avait provoqué un tollé l’an dernier en présentant l’Iran comme l’ami de tout le monde, y compris du peuple israélien.

Devant la levée de boucliers soulevée par la nomination à ce poste d’un homme qui se trouve en outre être le beau-père du fils d’Ahmadinejad, l’ayatollah Ali Khamenei avait demandé la semaine dernière au président de revenir sur sa décision, ce qu’il a fait tout en le gardant comme chef de cabinet.

Selon l’agence Mehr, citant des informations non confirmées, Ahmadinejad aurait aussi limogé les ministres de la Santé et du Travail, mais un porte-parole de la présidence n’a confirmé que l’éviction de Mohseni-Ejei.

Les services de renseignement ont été accusés samedi par Mehdi Karoubi, un des candidats malheureux face à Ahmadinejad lors de l’élection présidentielle contestée du 12 juin, de torturer les manifestants arrêtés depuis le scrutin.

"Le comportement des agents de sécurité iraniens est pire que celui des sionistes en Palestine occupée. Peut-on infliger à des détenus des pressions mentales dans des mosquées, des écoles ou les sous-sols de bâtiments officiels ?", s’interrogeait-il dans une lettre adressée à Mohseni-Ejei.

"Le réseau de renseignement est devenu l’outil le plus opaque et terrifiant qui soit pour réprimer la population. (...) Les prisonniers sont gardés dans des centres de détention illégaux, en proie à la torture mentale. Ils sont maltraités physiquement."

"Vous devez réfléchir à un moyen de sortir de la crise actuelle, ou bien il sera difficile pour vous de contrôler le ramadan (qui débute fin août) et les prochaines fêtes religieuses", prévenait Karoubi.

Les autorités iraniennes affirment avoir libéré la majorité des manifestants arrêtés. Selon le bilan officiel diffusé par les médias d’Etat, 20 personnes ont été tuées en juin dans les émeutes ayant opposé les manifestants réformateurs à la police et aux milices islamiques.


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