dimanche 22 octobre 2017

Accueil du site > Informatique > Sécurité Informatique > Le "hacker aux ovnis" sera extradé vers les Etats-Unis

Le "hacker aux ovnis" sera extradé vers les Etats-Unis

Le Monde, avec AFP

vendredi 31 juillet 2009, sélectionné par Spyworld

logo

Gary McKinnon en est convaincu : les Etats-Unis ont eu des contacts avec des extraterrestres, et la NASA et l’armée américaine font partie d’une conspiration visant à dissimuler les preuves de ces rencontres du troisième type. C’est une théorie du complot assez populaire, mais Gary McKinnon n’est pas un conspirationniste comme les autres. Ce citoyen britannique, âgé de 43 ans aujourd’hui, est également un fin connaisseur des réseaux informatiques. Peu après les attentats du 11 septembre 2001, il parvient à s’introduire dans les systèmes de la NASA et de l’armée américaine. Gary McKinnon "visite" au moins 97 ordinateurs de l’agence spatiale et de plusieurs services militaires, à la recherche de preuves d’une vie extraterrestre. Il affirme avoir découvert des éléments attestant que les Etats-Unis détiennent une source illimitée d’énergie créée à partir de vaisseaux spatiaux tombés entre leurs mains.

Lorsqu’ils découvrent l’intrusion, les services américains remontent sa piste, et demandent l’aide de la Grande-Bretagne pour arrêter et extrader Gary McKinnon. Interpellé en 2002, le hacker engage une longue bataille juridique pour être jugé au Royaume-Uni. D’après la législation américaine, il encourt une peine qui peut aller jusqu’à soixante-dix ans de réclusion dans une prison de haute sécurité, pour ce que le procureur américain appelle "la plus importante intrusion jamais réalisée contre un réseau informatique militaire".

LA SOUVERAINETÉ BRITANNIQUE EN QUESTION

Le hacker a bénéficié, en Grande-Bretagne, du soutien d’une partie de l’opinion publique et de nombreux élus. Il souffre du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme, incompatible selon ses partisans avec une détention en quartier de haute sécurité, qui l’exposerait à un risque de suicide ou de psychose. La Cour européenne des droits de l’homme avait jugé l’an dernier que son extradition était compatible avec son état. Et ce vendredi, la dernière procédure d’appel a été rejetée par un tribunal britannique.

Au-delà de l’aspect humanitaire, l’affaire McKinnon a aussi pris un tour politique en Grande-Bretagne. Plusieurs médias et hommes politiques dénoncent la convention d’extradition qui lie les Etats-Unis et le Royaume-Uni, considérant que l’accord favorise indûment le gouvernement américain. L’extradition de suspects britanniques vers les Etats-Unis n’est qu’exceptionellement refusée par Londres, tandis que les suspects américains sont rarement jugés au Royaume-Uni. L’avocat de Gary McKinnon avait plaidé que son client ayant commis les intrusions depuis le sol britannique, il devait être jugé au Royaume-Uni, sans succès. Gary McKinnon devrait être extradé dès le mois de septembre.

Dans cette interview réalisée en 2006 par des membres de son groupe de soutien, Gary McKinnon revient longuement sur ses intrusions dans les ordinateurs américains et ce qu’il dit y avoir découvert.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :