vendredi 15 décembre 2017

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Kouchner évoque un jugement « dans les huit jours » pour Reiss

Reuters

mardi 18 août 2009, sélectionné par Spyworld

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La justice iranienne pourrait rendre son jugement « dans les huit jours » dans le dossier Clotilde Reiss, l’universitaire française retenue à Téhéran sous l’accusation d’espionnage, déclare Bernard Kouchner.

La jeune femme de 24 ans a été libérée sous caution dimanche après un mois et demi de prison. Elle est désormais hébergée à l’ambassade de France à Téhéran.

« Il y aura un jugement qui viendra [...] théoriquement dans les huit jours », a dit sur RTL le ministre français des Affaires étrangères, évoquant un « encombrement judiciaire ».

« Il y a des manifestations populaires en très grand nombre, qui ne se démentent pas, il y a une contestation à l’intérieur même du régime iranien. [...] Ça justifie cet encombrement judiciaire qui fait que nous n’avons pas de délai », a-t-il expliqué.

« Nous espérons que ça va se faire dans les jours qui viennent », a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie française a de nouveau demandé l’arrêt des procédures judiciaires à l’encontre de Clotilde Reiss.

« Elle n’a pas participé, elle n’a pas appelé, elle n’a pas incité à la manifestation », a-t-il réaffirmé. « Nous affirmons que Clotilde Reiss est innocente de toute manœuvre malsaine ».

L’Iran reproche à la jeune femme, lectrice de français à l’université d’Ispahan, d’avoir envoyé des photos des manifestations et un « rapport » à l’ambassade de France sur les violences qui se sont produites après l’élection présidentielle du 12 juin.

Interpellée alors qu’elle se préparait à prendre un avion de retour pour la France, au terme de son contrat, la jeune femme a fait des « aveux » le 9 août lors d’une audience du tribunal considérée comme truquée par Paris.

Elle a alors présenté ses excuses à la nation iranienne, disant qu’elle espérait une grâce. Les autorités françaises parlent d’accusations « fantaisistes », nient que la jeune femme ait été une espionne et expliquent qu’elle a seulement envoyé à titre privé des courriers électroniques et des photos des manifestations.

Sophie Louet


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