dimanche 17 décembre 2017

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La vidéosurveillance a peu d’impact sur les enquêtes

Nouvelobs.com, avec AFP

dimanche 23 août 2009, sélectionné par Spyworld

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Selon un rapport, si la vidéosurveillance a un impact "significatif" sur les actes de délinquance, en particulier les crimes et délits, elle contribue en revanche peu aux enquêtes.

Selon un rapport révélé vendredi 21 août par le Figaro.fr, la vidéosurveillance a un impact "significatif" sur les actes de délinquance, en particulier les crimes et délits, mais son apport est "peu marqué" sur les enquêtes. Ce rapport a été coordonné par l’Inspection générale de l’administration (IGA),.

Interrogé par l’AFP, le ministère de l’Intérieur a confirmé l’authenticité de ce rapport. Sans détailler les chiffres, le Figaro.fr écrit que les crimes et délits baissent deux fois plus vite dans les villes équipées de vidéoprotection.

Délinquance augmente moins vite

"L’impact le plus significatif concerne les agressions contre les personnes", indiquent les auteurs de cette étude, datée de juillet 2009, à laquelle ont également pris part l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et l’Inspection technique de la gendarmerie nationale (ITGN).

Depuis 2000, en zone police, alors que ces actes ont grimpé de 40%, ils ont augmenté deux fois moins vite dans la cinquantaine de villes vidéoprotégées, détaille le Figaro.fr, qui ajoute que le constat fait par les gendarmes est identique.

Le rapport souligne toutefois les limites de ces dispositifs. "Mesuré globalement, l’impact sur le taux d’élucidation reste encore peu marqué dans les villes équipées de vidéoprotection, même si un nombre croissant de personnes est mis en cause ou identifié grâce au caméras", indiquent ses auteurs.

Triplement des caméras

Et "les membres des équipes du grand banditisme gardent leur sang-froid dans l’action, même lorsqu’ils se savent filmés", ajoutent-ils.

L’étude porte sur 63 brigades de gendarmerie couvrant un territoire équipé de plus de dix caméras et sur le tiers des 146 circonscriptions de police dotées de moyens de vidéoprotection. Plus de cinq millions de personnes vivent dans les secteurs concernés, selon le Figaro.

Le gouvernement veut accélérer l’installation de systèmes de vidéoprotection en France. L’objectif fixé en novembre 2007 par le ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, était de tripler en deux ans le nombre de caméras installées sur la voie publique en France, pour passer de 20.000 à 60.000.


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