mercredi 13 décembre 2017

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Camouflet pour Ahmadinejad : l’homme qu’il avait limogé comme ministre des Renseignements iraniens nommé procureur

La Presse Canadienne

mardi 25 août 2009, sélectionné par Spyworld

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Le chef du pouvoir judiciaire iranien Sadeq Larijani a nommé Gholam Hossein Mohseini Ejehi au poste de procureur général de l’Etat, un camouflet pour le président Mahmoud Ahmadinejad qui l’avait limogé de ses fonctions de ministre des Renseignements.

Cette nomination, annoncée lundi par la télévision officielle, est un nouvel épisode des affrontements au sein du camp conservateur iranien. Depuis sa réélection contestée lors du scrutin du 12 juin, le président Mahmoud Ahmadinejad a renforcé son contrôle sur les puissants de service de renseignements.

Il a limogé le mois dernier Gholam Hossein Mohseini Ejehi, lui reprochant publiquement les manifestations survenues après le scrutin. "S’il avait correctement exercé ses fonctions, nous n’aurions pas eu ces problèmes dans les rues", a affirmé le président iranien. La purge a également concerné quatre hauts fonctionnaires du ministère, soupçonnés de ne pas adhérer à la ligne officielle faisant état d’un complot des réformateurs en vue d’une "révolution de velours".

Le chef du pouvoir judiciaire Sadeq Larijani, frère du président du Parlement Ali Larijani, a été récemment nommé pour cinq ans. Il va va devoir gérer les procès en cours des responsables politiques, militants et autres personnes arrêtées dans la répression du mouvement de contestation post-électorale.

Et aussi répondre aux accusations de l’opposition selon laquelle des manifestants ont été torturés à mort ou violés dans les prisons du régime des mollahs depuis le 12 juin. Sadeq Larijani a laissé entendre lors de sa prise de fonctions que les responsables d’exactions pourraient être poursuivis. Cela gênerait Mahmoud Ahmadinejad, qui a exprimé son soutien aux forces de sécurité.

Au Parlement, le président ultraconservateur va devoir livrer bataille pour faire accepter son futur cabinet de 21 ministres. Les députés doivent se prononcer la semaine prochaine, mais des parlementaires ont déjà averti qu’ils refuseraient la nomination de certains membres jugés inexpérimentés.


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